Colette

  • Le blé en herbe

    Colette

    Roman «Ils nageaient côte, à côte, lui plus blanc de peau, la tête noire et ronde sous ses cheveux mouillés, elle brûlée comme une blonde, coiffée d'un foulard bleu. Le bain quotidien, joie silencieuse et complète, rendait à leur âge difficile la paix et l'enfance, toutes les deux en péril.» Comme tous les étés, Vinca, quinze ans, et Philippe, seize ans, passent leurs vacances ensemble en Bretagne. Cet été-là, leur amitié de toujours se transforme en amour grandissant et cette sensation nouvelle vient bousculer leur naïveté d'enfants. De la complicité et l'insouciance qui les unissaient, il ne reste plus que souffrance, incompréhension et trahison.
    En luttant contre leurs sentiments confus, ils quittent peu à peu le monde de l'enfance et découvrent, amers, les tourments de l'adolescence.

    4 Autres éditions :

  • Colette Sido suivi de Les Vrilles de la vigne Dans Sido, la première partie du livre, Colette évoque le souvenir de sa mère tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, « le capitaine », second mari de Sido, de sa soeur aînée, « l'étrangère », et de ses deux frères, « les sauvages », de l'amour qui unissait ses parents et de son enfance heureuse.
    Des confidences, des anecdotes, des dialogues sur tous les thèmes chers à Colette : l'amour, l'indépendance, la solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature, composent Les Vrilles de la vigne, la seconde partie du volume.
    Grâce à ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d'une extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.

    Présentation d'Alain Brunet.

  • Malgré une différence d'âge entre eux, Léa de Lonval est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. Léa ressent les moindres effets d'une passion qu'elle pense être la dernière. Il suffira à Chéri d'épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. Peinture narquoise d'un certain milieu demi-mondain.

    2 Autres éditions :

  • Colette La Maison de Claudine «Les souvenirs d'enfance sont toujours difficiles à définir et à décrire. [.] Qu'y a-t-il au fond des plus beaux de tous, qui sont ceux de Mme Colette ? Vraiment rien. [.] nulle part d'événements, seulement un mot, une attitude, une situation, qui sont demeurés dans l'esprit de l'adulte comme symboles de son enfance. Ils devraient ne rien signifier pour nous, ne nous intéresser aucunement. Par la magie d'un art incomparable, ces souvenirs deviennent les nôtres.» Robert Brasillach.

    1 autre édition :

  • >Colette La Chatte Lorsque débute leur vie commune, Alain et Camille sont deux amis d'enfance que tout en apparence rapproche. Mais leurs secrètes rêveries les divisent. « Mon mariage, reconnaît Alain, contente tout le monde et Camille, et il y a des moments où il me contente aussi, mais. » Ce qu'Alain aime en Camille, c'est une beauté idéalisée, faite d'immobilité et de silence. Aussi est-il déconcerté par son exubérance. Comme l'arrivée d'une saison nouvelle, la découverte de leur intime division le met à la merci d'autres rêves. Et c'est alors que le drame se noue. La chatte Saha sera désormais pour Alain la chimère sublime qui domine sa vie et pour Camille la rivale détestée contre laquelle aucun procédé n'est trop brutal.
    Avec une maîtrise et une sobriété sans égales, Colette a composé, en suivant les règles de l'art classique, une véritable tragédie d'amour à trois personnages.

    Edition de Nicole Ferrier-Caverivière.

    1 autre édition :

  • Dialogues de bêtes

    Colette

    « KIKI-LA-DOUCETTE : Elle a voulu - j'étais petit - me purger avec l'huile. Je l'ai si bien griffée et mordue qu'Elle n'a pas recommencé. Elle a cru, une minute, tenir le démon sur ses genoux. Je me suis roulé en spirale, j'ai soufflé du feu, j'ai multiplié mes vingt griffes par cent, mes dents par mille, et j'ai fui, comme par magie.
    TOBY-CHIEN : Je n'oserais pas. Je l'aime, tu comprends. Je l'aime assez pour lui pardonner même le supplice du bain. »

    3 Autres éditions :

  • Renée Néré, double transparent de Colette, confie ses souffrances et son courage, sa passion pour son jeu de mime, de danseuse et de comédienne, qu'elle exécute avec un sens aigu de sa beauté, de son extraordinaire pouvoir de fascination et de sa supériorité de femme. Colette, libérée de la contrainte de Willy, réapprend à vivre et retrouve les fils qui tissent son identité : ceux qui la ramènent à l'enfant de Saint-Sauveur avec ses « royales tresses et sa silencieuse humeur de nymphe des bois », ceux qui la rendent aux « merveilles de la terre » et à la féerie du printemps, ceux qui la conduisent jusqu'aux rives de la solitude et de la liberté.
    Les pages de La Vagabonde, qui voient se fermer les chemins de la soumission et s'ouvrir ceux de la liberté, portent le signe de la première métamorphose de Colette et chantent sa « première victoire ».
    Oeuvre de la maturité, paraissant lorsque Colette a trente-sept ans et qu'elle est essentiellement connue comme l'écrivain des Claudine, La Vagabonde rompt avec ce que ses premiers livres avaient pu contenir de frivolité, d'immoralité ou d'amoralité.

    Préface de Nicole Ferrier-Caverivière.

    2 Autres éditions :

  • La naissance du jour

    Colette

    Colette, le plus grand écrivain français naturel.
    Henry de Montherlant Préface de Claude Pichois

    1 autre édition :

  • Au large de Brindisi, un bateau recueille un naufragé qui ne parvient à dire qu'un mot, dans une langue inconnue. A la Maison-Blanche, on découvre sur des photos-satellite la mystérieuse maladie qui s'est attaquée aux blés soviétiques, compromettant dramatiquement la récolte à venir. A Londres, un employé d'origine ukrainienne rêve d'abattre les maîtres du Kremlin.
    A Stockholm, le marin Thor Larsen se dispose à prendre le commandement du plus gigantesque pétrolier jamais construit. A Moscou, Adam Munro, employé de l'ambassade britannique et agent secret, voit ressurgir Valentina...
    Apparemment sans rapports entre eux, ces faits et gestes convergent pourtant. Et leur intrication va placer le président américain Bill Matthews devant le plus terrifiant dilemme. L'alternative du diable...

    Un récit haletant, brillant, compact, raconté dans un style vif, à coups de courts paragraphes, aiguisés comme des dagues. Le meilleur des Forsyth, il me semble.

    3 Autres éditions :

  • Colette Gigi Petite-fille et nièce adorée de deux demi-mondaines, Gigi s'applique à manger délicatement du homard à l'américaine, à distinguer une topaze d'un diamant jonquille et surtout à ne pas fréquenter « les gens ordinaires ». On lui apprend son futur métier de grande cocotte. Mais Gigi et Gaston Lachaille, le riche héritier des sucres du même nom, en décident autrement.
    Gigi, un des rares romans d'amour heureux de Colette, donne son titre à ce recueil qui réunit trois autres nouvelles : « L'enfant malade », « La dame du photographe » et « Flore et Pomone ».

    Présentation d'Alain Brunet.

    1 autre édition :

  • Cadeaux de Noël

    Colette

    De 1909 à 1948, Colette publie dans la presse des textes sur Noël et le jour de l'an qui comptent parmi les plus belles pages de son oeuvre. Elle y évoque les hivers de son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye et la figure maternelle de Sido.
    Pas de sapins dans le salon, mais des branches de houx et une fleur d'ellébore, dont elle guette l'éclosion et qui ornera, le soir venu, la table familiale.
    Ces Noëls d'autrefois, dans leur simplicité et leur dénuement, rouvrent, intacts, tout un univers de sensations. Et nous invitent à retrouver les « vraies fleurs de décembre que sont Noël et le 1er janvier ».

  • Colette entre dans la Pléiade. L'édition, qui comprendra quatre volumes, offrira non seulement la plupart des romans et des nouvelles, mais aussi les essais principaux, les souvenirs, les dialogues de bêtes. On a tenu aussi à reprendre en appendices des pages publiées par Colette dans des journaux et des revues et qu'elle n'avait pas cru bon de rassembler dans ses oeuvres complètes, au Fleuron. Textes mineurs, certes, mais qui jettent parfois un singulier éclairage sur le roman ou la nouvelle.
    Si nous nous sommes tout d'abord particulièrement attaché à procurer un texte sûr - très souvent en effet de graves fautes étaient venues le corrompre au cours des réimpressions -, nous avons surtout tenté de comprendre - et d'expliquer - comment le roman, ou la nouvelle, était né. Une notice propre à chacun des textes en retrace la genèse et s'efforce de retrouver le monde dans lequel ces pages ont été écrites. Claudine à l'école parut en 1900, quelques jours avant l'inauguration de l'Exposition universelle de Paris. Ce monde-là appartient au passé ; aussi nous a-t-il fallu le faire revivre en éclairant de nombreuses allusions aux moeurs et aux personnes - dont certaines sont devenues des personnages de l'oeuvre - disparues.
    On a pu parfois disposer des manuscrits. C'est donc la première fois que le lecteur pourra mesurer le travail de Colette et, pour trois de ses romans, la part que Willy avait prise ou voulu prendre. Le tome I contient les oeuvres qui vont de la première Claudine à La Vagabonde. Les tomes II, III et IV présenteront les oeuvres dans l'ordre chronologique de publication. Pour chacun des tomes, une préface qui retracera la période retenue, une chronologie et une bibliographie détaillée viendront compléter l'ensemble de l'appareil critique.

  • La fin de chéri

    Colette

    Le portrait d'un homme ravagé par un grand amour, et celui d'une génération au lendemain de la Première Guerre mondiale.

    1 autre édition :

  • Des yeux noirs superbes, des cheveux si blonds qu'ils paraissent argentés, élancée, Minne est une ravissante personne adorée par sa maman. Elle suit les cours des demoiselles Souhait pour y rencontrer des jeunes filles bien élevées et s'y instruire à l'occasion...
    Tout a été arrangé pour que Minne ait une vie des plus douillettes. Mais Minne rêve d'autre chose, elle veut connaître ce qu'elle appelle l'Aventure.
    Mariée, déçue, humiliée mais maintenant renseignée et ayant compris que l'Aventure, c'est l'Amour, Minne va alors chercher avec détermination l'homme qui lui donnera ce bonheur merveilleux dont toutes les femmes qu'elle connaît parlent et tous les livres aussi.

    1 autre édition :

  • Le tome I commençait avec le siècle (Claudine à l'école, paru en 1900) et s'achevait avec La Vagabonde (1910), qui prouvait qu'après des années tumultueuses Colette Willy était déjà simplement Colette. Ces années tumultueuses, qui l'ont vue sur les planches aussi souvent qu'à son écritoire, le tome II en offre des reflets avec L'Envers du music-hall et L'Entrave, suite de La Vagabonde. Mais il s'ouvre sur ce qui a été une constante chez Colette : l'intérêt passionné porté aux animaux. Ces textes animaliers sont groupés depuis Les Dialogues de bêtes de 1904, le premier livre qu'elle n'ait pas été obligée de signer Willy, jusqu'à des portraits et observations qui appartiennent aux années 1930.
    Le tome II est en partie consacré à l'activité du grand journaliste qu'elle a été, notamment au Matin et à Excelsior. Elle a elle-même recueilli ses articles, écrits avant, pendant et après la Première Guerre mondiale, dans Les Heures longues, Dans la foule, La Chambre éclairée. De ses «Impressions d'Italie» on a retrouvé la première version, d'étonnant primesaut, qui avait été maladroitement incorporée dans le tardif Journal intermittent.
    Le volume contient ensuite et enfin les grandes oeuvres de la maturité (1920-1923) : Chéri, La Maison de Claudine, Le Voyage égoïste, Le Blé en herbe. Deux des romans qui assurent sa gloire. Les premiers souvenirs d'une femme qui a cinquante ans en 1923, des poèmes en prose, essais et croquis, éclairés par les commentaires ou même - c'est le cas de Chéri - par les éléments d'un dossier qui suit ce projet depuis sa première conception, antérieure à 1914, jusqu'à la pièce reprise triomphalement en 1982. Et chaque fois qu'il a été possible on a recouru aux manuscrits pour que le lecteur puisse participer à la création.
    Chacun des quatre tomes dont se composent ces oeuvres de Colette est précédé d'une préface qui retrace la vie de l'écrivain pendant la période définie, d'une chronologie et d'une bibliographie détaillée, qui complètent l'ensemble de l'appareil critique.

  • Colette suit, pour l'essentiel, les étapes de sa vie telles que les révèlent ses domiciles, de la rue Jacob (temps de son premier mariage) à la rue de Villejust puis dans le quartier des Ternes (logis d'après la séparation d'avec Willy). L'époque Jouvenel correspond au singulier chalet de Passy, puis à l'hôtel particulier du boulevard Suchet, en bordure du bois de Boulogne.
    La séparation d'avec Jouvenel la conduit à un entresol du Palais-Royal, puis à l'hôtel Claridge, sur les Champs-Élysées, et rue de Marignan, dans le même quartier, avant le « modeste miracle » qui lui permet de revenir au Palais-Royal, mais cette fois à l'étage noble du même immeuble, lieu d'où est écrit, 4 ans plus tard, le texte que nous lisons.

    2 Autres éditions :

  • Colette bella-vista « c'est folie de croire que les périodes vides d'amour sont les « blancs » d'une existence de femme. bien au contraire. que demeure-t-il, à le raconter, d'un attachement passionné ? l'amour parfait se raconte en trois lignes : il m'aima, je l'aimai, sa présence supprima toutes les autres présences ; nous fûmes heureux, puis il cessa de m'aimer et je souffris... [...] ces « blancs » qui se chargèrent de me fournir l'anecdote, les personnages émus, égarés, illisibles ou simples qui me saisissaient par la manche, me prenaient à témoin puis me laissaient aller, je ne savais pas, autrefois, que j'aurais dû justement les compter pour intermèdes plus romanesques que le drame intime. je ne finirai pas ma tâche d'écrivain sans essayer, comme je veux le faire ici, de les tirer d'une ombre où les relégua l'impudique devoir de parler de l'amour en mon nom personnel. » bella-vista regroupe quatre nouvelles. suivant une sorte d'itinéraire personnel dans l'espace et le temps, colette y dépeint des lieux familiers : le midi de la france dans « bella-vista » ; l'univers du music-hall parisien - auquel elle appartint de 1906 à 1912 - avec « gribiche » ; l'afrique du nord, où elle fit de nombreux séjours, dans « le rendez-vous » ; enfin, sa bourgogne natale dans « le sieur binard ».

    1 autre édition :

  • Un être qui entre dans le mitan de son âge se penche sur son passé. Avec humour, ou amertume. Colette - dont ce volume rassemble les oeuvres de la période qui va de 1929 à 1940 - fait les deux. Et elle change de mers : à celle du Nord agitée comme son être, elle va dorénavant préférer la Méditerranée au bord de laquelle elle s'installe le plus souvent pour écrire, à la Treille muscate. Il lui faut maintenant un certain soleil, pour être.
    Le passé, c'est essentiellement la mère morte. Sidonie Landoy va se métamorphoser en Sido. Abusive, envahissante, la mère réelle devient - ombreuse - un personnage inoffensif sur lequel l'écrivain peut désormais exercer son emprise et probablement se revancher. «Si le passé se détache de nous, c'est qu'il est mûr.» Il faut à l'évidence que Colette hâte ce mûrissement et dise adieu au «noir garçon à la peau de satin» (La Fin de Chéri). Restent les charmes ambigus du Pur et de l'Impur où, à La Naissance du jour surgit un fantomatique adolescent - qu'on n'attendait pas vraiment - mais qu'on accueille lorsqu'il franchit la haie mitoyenne parce qu'il vient apaiser la chair mortelle. Les faunes cependant s'évanouissent et il faudra même aller jusqu'à quitter L'enfant et ses sortilèges. Car le deuil de la mère impose qu'on dise adieu à cet enfant-là, qu'on ne sera jamais plus, puisque cet enfant est mort avec la mère morte. Colette fait toutefois encore un peu La Chatte dans des Aventures quotidiennes, pour découvrir que les «femmes jeunes sont bêtes», malgré leurs fards rose-canaille ou bleu-de-meurtrissure. Redoutant les désastres du temps, elle ira jusqu'à ouvrir une officine qui «ragrée» le visage de celles dont on partage l'effroi de vieillir. Et elle leur lance : «Allez plaire, allez aimer, allez nuire - allez jouer! » Encore.

  • Très jeune...
    Non, je ne suis plus très jeune. j'ai gardé ma taille, ma liberté de mouvements ; j'ai toujours mon vêtement de chair étroite qui m'habille sans un pli... j'ai changé tout de même. je me connais si bien ! mes cheveux couleur de châtaigne étoffent toujours, nombreux, pressés en boucles rondes, l'angle un peu trop aigu d'un menton qu'on s'accorde à trouver spirituel. la bouche a perdu de sa gaîté et, au-dessous de l'orbite plus voluptueuse mais aussi plus creusée, la joue s'effile, longue, moins veloutée, moins remplie : le jour frisant y indique déjà le sillon -fossette encore, ou rire déjà ?- qu'y modèle patiemment le sourire...

  • « Vingt ans après la mort de ma tante, Colette de Jouvenel, unique enfant de Colette et de mon grand-père Henry de Jouvenel, l'heure me paraît venue de publier la correspondance qu'elle échangea avec sa mère. Elle me la laissa avec mission de le faire "le plus tard possible". En quelque sorte elle s'en libérait. Il me fallut cependant une grande détermination. Les lettres ont pour moi un caractère si intime que j'en étais retenue. Colette elle-même ne s'écrie-t-elle pas à l'occasion de la vente d'une de ses lettres à Robert de Montesquiou-Fezensac : "Une lettre est un objet sacré qu'aucune vente ne doit profaner : c'est un scandale intolérable que de disperser aux quatre vents des pensées, des impressions, connues seulement de deux personnes." Pendant longtemps aussi, j'ai reculé devant l'ardu travail de chronologie (Colette ne datait presque jamais ses lettres) : j'ouvrais les classeurs et les refermais comme un chirurgien au-dessus d'un cas désespéré. Si je me suis laissé convaincre d'ordonner les quelques six cents cinquante pièces de ce puzzle, c'est pour montrer un aspect de Colette inconnu et faire revivre la "Petite Colette" qui repose à côté de sa mère, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. À mon tour, je me délivrais du poids d'un héritage exceptionnel...
    Ce que je ne pouvais imaginer, c'est que les originaux allaient disparaître de chez moi, au moment même où le travail s'achevait et partait pour l'imprimerie...» Anne de Jouvenel.

    1 autre édition :

  • La femme cachée

    Colette

    Son mouvement libéra le mari inquiet, qui, rendu à une jalousie active et normale, recommença de penser et se leva sans précipitation pour suivre sa femme.
    Elle est ici pour quelqu'un, avec quelqu'un. dans moins d'une heure, je saurai tout. cent cagoules, violettes ou vertes, lui garantissaient qu'il ne serait ni remarqué, ni reconnu.

    1 autre édition :

  • Au cours d'une soirée où se rend le Tout-Paris de la Belle Époque, en 1905, Colette rencontre la marquise de Morny, dite « Missy ». Celle-ci, divorcée et à la tête d'une grande fortune, vit pleinement sa préférence sexuelle. Cheveux courts, pantalon, bottes et complets-vestons : son personnage inclassable dérange et effraie son époque. Un an plus tard, Colette divorce de Willy et va vivre avec Missy une intense histoire d'amour qui durera jusqu'en 1911. Après leur rupture, leurs lettres témoignent d'une indéfectible complicité. Cette relation est fondatrice dans la vie de Colette, dans sa construction personnelle autant que dans son oeuvre littéraire.

    1 autre édition :

  • Ce tome IV et dernier rassemble les textes publiés par Colette entre 1940 et 1954. À la parution de Gigi (1945), un critique écrit : «Colette, c'est un petit morceau de la France.» L'écrivain devient un trésor national. Pour autant, que ce soit dans les recueils de nouvelles et les brefs romans qu'on lira ici ou dans les livres de souvenirs ou de chroniques, elle n'a rien perdu de l'acuité du regard ou de l'enchantement du style qui permettent de la classer parmi les plus grands.
    «Je ne possède plus, en toute propriété, qu'une bête vivante, qui est le feu. Je sais (...) que lui gratter le ventre par en dessous lui plaît comme à toutes les autres bêtes.» En cette compagnie, cloîtrée par la douleur sur son «lit-radeau» du Palais-Royal, elle ne cesse, dans son tête-à-tête avec la mort, de goûter les mots et de faire mijoter ses phrases : «Avec humilité, je vais écrire encore. Il n'y a pas d'autre sort pour moi. Mais quand s'arrête-t-on d'écrire ? Quel est l'avertissement ? Un trébuchement de la main ? J'ai cru autrefois qu'il en était de la tâche écrite comme des autres besognes ; déposé l'outil, on s'écrie avec joie : "Fini !" et on tape dans ses mains, d'où pleuvent les grains d'un sable qu'on a cru précieux... C'est alors que dans les figures qu'écrivent les grains de sable on lit les mots : "À suivre..." »

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