Constantin Mourousy

  • La Vénus de Milo est, avec la Joconde, une des oeuvres majeures du musée du Louvre, admirée chaque année par des millions de visiteurs. Si cette statue en marbre de Paros originaire de l'archipel des Cyclades fascine tant, c'est que sa beauté n'a d'égale que son mystère. La main qui l'a façonnée, à l'apogée de la période hellénique (au IIe siècle avant J.C.), demeure inconnue. La Vénus de Milo aurait en outre été privée de ses bras au cours d'une rixe digne des meilleurs récits d'aventure.
    Ce livre est le récit d'une épopée. Celle qui conduisit le chef-d'oeuvre de l'île de Mélos jusqu'a# la France, il y a tout juste deux siècles. Une traversée des mers qui prend place à la veille de la renaissance de la nation hellène. Car la Grèce, conquise par l'Empire romain auquel succéda l'Empire byzantin, est alors sur le point de s'arracher au joug ottoman.
    Mais c'est surtout dans la chair des hommes que le marbre a laissé son empreinte. Bouleversant le destin de ceux qui ont assisté à sa découverte, la Vénus en fera passer certains à la postérité ; d'autres périront en martyrs. Autour d'elle, ils sont une dizaine à croiser le fer : un pâtre grec, le vice-consul de France à Milo, un élève officier de marine, le célèbre enseigne de vaisseau Dumont d'Urville, l'Ambassadeur de France à Constantinople et le Prince Nicolas Mourousy, Grand Drogman de l'Arsenal, ancêtre de l'auteur.

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