P.o.l

  • Sangs

    Mika Biermann

    Jeff père de famille « normal », garagiste et vendeurs de voitures d'occasion, marié à Janet, père de Bea, Elvis, et Anne, est enlevé par un psychopathe qui le séquestre et le torture durant quelques semaines avant d'être pris. Nous assistons au détail des sévices subis par Jeff - c'est un récit à la première personne, difficile à soutenir...
    Quelques années plus tard nous retrouvons cette famille alors qu'Elvis travaille pour l'armée américaine et vit dans une cave, qu'Anne est à l'asile, que Bea est mariée à un pré- dicateur passablement dérangé, et que Jeff leur père vit au sommet d'un terril en interdisant quiconque d'approcher : une famille modèle comme on voit, qui se réunit pour les obsèques de Janet morte en Inde après avoir fui bien des années auparavant mari et enfants.
    A partir de là : folie pure, déchaînement des pulsions, course poursuite avec la police et réunion des survivants et de la morte sur les lieux où Jeff a été torturé. Ils décident d'y vivre en communauté et commencent, cela va de soi, par un feu de joie...
    Le nouveau livre de Mika Bermann est sous-titré « Roman américain ». Et, de fait, pour ce qui concerne le décor et l'atmosphère, les personnages, on s'y croirait. Cela rend un son terriblement juste, et révèle, pour le moins, une remarquable connaissance de la littérature américaine. A part cela, il s'agit d'une véritable descente aux enfers, racontée avec une préci- sion, une documentation, un talent, une verve, un sens du gore et du grotesque et un humour rares...Un tableau apocalyptique d'une société et d'une construction familiale pathologique.

  • Un gros garçon à la limite de la débilité se retrouve, à la mort de ses parents dans un accident de téléphérique, hérite de leur maison et de quoi vivre sans trop se soucier de l'avenir immédiat. Il découvre. au sous-sol de la demeure familiale un village miniature, comme une maquette que son père. suppose-t-il, aurait construite en secret. Mais ce qui est encore plus étrange c'est que ce village miniature semble habité. Et de fait il l'est par des créatures lilliputiennes dont nous allons suivre la vie quotidienne et les aventures peu ordinaires en même temps que Mikki qui s'est équipé des instruments les plus sophistiqués pour le faire. Grotesque, grinçant, fantastique, « énaurme » et réjouissant jusqu'à ce que le pitoyable démiurge Mikki déclenche l'apocalypse.

  • Palais à volonté

    Mika Biermann

    "Dépecer un cadavre. Vivre sur une île déserte. Trouver Berthe. Coiffer des vieilles. Couler avec un paquebot. Frayer avec des soldats sadiques. Devenir comptable. Perdre Berthe. Prendre la grande roue. Se livrer à des actes de zoophilie avec des insectes. Construire un radeau. Dans le désordre. On n'en croit pas un traître mot".

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