Marie-Cécile Forest

  • Véritable nouveauté architecturale, l'hôtel particulier édifié en 1878 pour le peintre Guillaume Dubufe (1853-1909) abrite depuis 1924 le musée national Jean-Jacques Henner. Ce haut lieu de la vie artistique fut à la fois résidence familiale, espaces de réception et atelier d'artiste. Il présente, aujourd'hui, les chefs-d'oeuvre du peintre Jean-Jacques Henner (1829-1905). Ses nus féminins, portraits, paysages d'Alsace et d'Italie, scènes d'histoire et de la vie religieuse font de lui l'un des artistes les plus dignes d'intérêt de son temps. Cet ouvrage nous dévoile l'histoire et l'architecture de ce bâtiment exceptionnel ainsi que la vie et l'oeuvre de Guillaume Dubufe et Jean-Jacques Henner. Il retrace également l'incroyable développement artistique de la Plaine Monceau en cette fin de XIXe siècle et de l'« atelier des dames » fondé par Carolus-Duran et Henner, qui constituera un tournant dans la condition de la femme artiste.

  • Gustave Moreau (1826-1898) enseigna à l'École des beaux-arts de Paris de 1892 à 1897. Georges Rouault (1871-1958) y fut son élève préféré, celui qu'il considérait comme « représentant » sa « doctrine picturale ».
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière ce qui unit les deux peintres sur le plan artistique, de confronter leur vision du paysage, de la femme, du sacré, mais aussi de montrer leur fascination commune pour la matière et la couleur. Il permet également d'évoquer, par les souvenirs de ses élèves, l'atelier de Gustave Moreau et de mieux comprendre l'enseignement libéral de celui qui se considérait comme un passeur plus qu'un professeur : « Je suis le pont [disait-il] sur lequel certains de vous passeront. » Fidèle au souvenir de son maître, Rouault devint le premier conservateur du musée Gustave Moreau, fonction qu'il exerça jusqu'en 1932 et n'eut de cesse de défendre sa mémoire.

  • Exposition organisée par le Musée national Gustave Moreau, du 12 février au 17 mai 2021 et le château de Waddesdon Manor (Buckinghamshire, Royaume-Uni) du 10 juin 2021 au 31 octobre 2021.
    L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884.
    Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine, sans autre commentaire.
    Le catalogue qui accompagne la présentation des oeuvres exposées explicite, de son côté, la genèse de cette extraordinaire série. La lecture de ces chefs-d'oeuvre de la littérature et la contemplation de ces chefs-d'oeuvre de l'aquarelle se su?sent ici à elles-mêmes et se passent de commentaire.

  • L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau, où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste.
    Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs-d'oeuvre de la littérature française.

  • Exposition organisée par le Musée national Gustave Moreau, du 12 février au 17 mai 2021 et le château de Waddesdon Manor (Buckinghamshire, Royaume-Uni) du 10 juin 2021 au 31 octobre 2021.
    e story begins much like those tales that lulled us through childhood. Once upon a time a collector, Antony Roux (1833-1913), native of Marseille and great art lover, commissioned Gustave Moreau (1826- 1898), the renowned history painter, to illustrate the Fables of La Fontaine (1621-1695). Conceived originally for the sole enjoyment of the collector and intended to comprise a single book, sixty-four watercolour masterpieces were produced between 1879 and 1884, Our hope in publishing these thirty-five fables and Gustave Moreau's illustrations at the dawn of the 21st century is to make them as popular as those of Gustave Doré in their time, and to relive the childhood joy of the sole illustration alongside La Fontaine's text, without further comment.
    e catalogue that accompanies the exhibit explains, for its part, the genesis of this extraordinary series.
    e reading and contemplation of these masterpieces of literature and watercolour, respectively, su?ce unto themselves and require no further commentary.

  • Découvrez Gustave Moreau, Hélène de Troie - La beauté en majesté, le livre de Marie-Cécile Forest. Cette publication est l'occasion de découvrir l'un des thèmes majeurs de la peinture symboliste de Gustave Moreau. Moins célèbre que Salomé, Hélène de Troie a portant retenu l'attention de l'artiste pendant près de vingt ans. S'inspirant bien entendu de la légende d'Homère, Moreau montre aussi à travers ce thème son érudition littéraire, en faisant appel à des auteurs aussi différents qu'Euripide et Goethe pour livrer sa conception originale du mythe d'Hélène de Troie. Source de débats et de controverses littéraires depuis l'Antiquité, la question de la responsabilité d'Hélène de Troie dans la guerre de Troie est à nouveau posée par l'artiste quand il expose Hélène sur les remparts de Troie en 1880 lors du dernier Salon de sa carrière. Hélène serait innocente, simple instrument du destin. Gustave Moreau rejoint alors une conception romantique développée par Goethe dans Le Faust selon laquelle Hélène de Troie serait le symbole de l'éternel féminin.

empty