Père Jean-Philippe

  • « Alors, Padre, vous vous occupez des prostituées ? C'est formidable !
    - Oui, en fait ce sont des transgenres.
    - Ah... » Lorsqu'on demande au père Jean-Philippe de témoigner de sa mission à l'association Magdalena, un silence gêné s'installe en général assez rapidement. Comment, en tant que prêtre, assumer un accompagnement humain et spirituel aussi délicat que celui des personnes prostituées transgenres ? Ce monde peut sembler étranger, et même effrayant, à bien des gens. Des années après le début de l'aventure, l'initiateur dévoué de cette mission unique en son genre demeure lui-même surpris que la vie l'ait mené là.
    Du premier camping-car du bois de Boulogne à la maison d'accueil Magdalena, en passant par les pèlerinages à Lourdes, le père Jean-Philippe nous fait découvrir les réalités de l'accompagnement des personnes prostituées. Il nous invite ainsi à entrer avec lui dans un accueil de l'autre qui renonce à l'efficacité et consent à la seule présence. Au fil de leurs témoignages, les personnes prostituées nous entraînent dans la simplicité de leur foi et de leur quête spirituelle.
    Loin de nous faire perdre notre latin, elles nous poussent à quitter nos zones de confort et nos cadres inutiles pour adopter un regard d'amour dénué de jugement : celui du Christ sur chacun de nous. Un véritable chemin de conversion qui nous fera peut-être affirmer avec l'auteur : « Les plus pauvres se sont occupés de moi. »

  • Aumonier de la maison d'arrêt de Nanterre le jour, "confesseur" de prostituées la nuit, le père Jean Philippe consacre sa vie aux parias de la société. Au Bois de Boulogne, son camping-car veut être un havre de paix et d'accueil pour les travestis de la nuit. Enfant martyrisé et délinquant précoce, Jean-Philippe Chauveau devrait actuellement être sous les verrous; pourtant, aujourd'hui, c'est lui qui accompagne les personnes incarcérées, prostituées, droguées... Ce résilient converti au Christ affirme qu'un regard de bonté peut sauver une vie. La sienne en apporte la preuve.

  • La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse.
    Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de décision ; elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur celte question difficile et les problèmes qui en découlent.
    Quelle représentation se fait-on de la maladie ? Que va susciter son annonce ? Quelle place nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite " démente " ? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est " déchu " de son identité et d'une partie de ses droits ? L'enjeu de celte réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie.
    Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et " aidants " vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.

  • Le père Jean-Philippe est une légende. Pas seulement au Bois de Boulogne où tout le monde connaît sa camionnette, aux portes toujours ouvertes. Dans cet îlot de prostitu-tion et de violence, sa présence rappelle que la rédemption existe.
    Enfant battu et martyrisé lui-même, Jean-Philippe est, depuis plus de dix ans, le con-fesseur de celles et ceux que tout le monde méprise, évite. Sa camionnette est non seu-lement un havre de paix où ces personnes épuisées et frigorifiées peuvent se réfugier en pleine nuit pour boire un café et se reposer, mais c'est aussi un lieu où on leur parle du bien, du beau, de l'amour, de la vérité.
    L'un des moments les plus forts de ce té-moignage hors norme est le voyage à Lourdes que le frère Jean-Philippe entre-prend avec ses ouailles si particulières. Con-trairement aux idées reçues, les prostituées sont souvent des personnes croyantes, voire pieuses, très attachées à la Sainte Vierge.

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