Littérature générale

  • Pour ralentir la fuite du temps, sylvain tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot.
    Dans les steppes d'asie centrale, au tibet, dans les forêts françaises ou à paris, il marche, chevauche, mais escalade aussi les monuments à mains nues. pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de notre-dame de paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, recourt aux cabanes. cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. dans nos sociétés de communication, sylvain tesson en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
    Ce petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.

  • En plein désert, un géologue rencontre la princesse Greta qui débarque sur terre et lui dit d'un ton farouche et impérieux: "Dessine-moi une chauve-souris!" La princesse Greta vit sur une minuscule planète, 100% bio où la ouche d'ozone est très pure. Mais des insectes menacent ses plants de quinoa et seule une chauvesouris peut les chasser de façon éco-responsable.
    Mais avant d'arriver sur terre, Greta a fait escale sur différents astéroïdes : l'astéroïde Charlie (Chaplin) l'astéroïde Ernesto (Guevara), l'astéroïde Frank (Sinatra), l'astéroïde, Karl (Marx), l'astéroïde Nelson( Mandela), l'astéroïde Janis (Joplin), l'astéroïde Albert (Einstein).
    A chaque fois s'établit un échange piquant sur l'esprit d'enfance, le capitalisme, la révolution, la violence, le rock, la méchanceté des hommes, la nature. Jusqu'au jour où la princesse rencontre un pangolin, animal hautement philosophique, menacé par la race humaine, qui lui enseigne le langage du coeur et de l'amour.

  • Tout commence dans une ville dévastée par le temps et l'histoire. Bucarest dans les années 80. La narratrice grandit dans un monde délabré où les humains ont le regard rivé sur leur écran de télévision. L'illusion a tué l'espèce humaine. La narratrice fait partie de ce corps malade. Elle est étudiante en marketing et vient d'échouer au concours d'entrée au Conservatoire, son rêve de théâtre s'évanouit.
    Quel sens donner à sa vie désormais ? Une errance et une quête d'identité et de sens, au gré des amours et des territoires explorés, de la Roumanie à la France, du Mexique au Japon et au Congo

  • Tu ne me connais pas pour la simple et bonne raison que je n'existe pas. Je suis un faux philosophe. Un philosophe inventé de toutes pièces par un auteur prétentieux qui se permet de dire ce que je pense ou ce que je fais.

    Je me nomme Héractète. Un nom qui te permettra de me citer avec beaucoup de crédibilité : « Comme dirait Héractète... » et c'est toute la sagesse antique qui vole à ton secours dans une conversation où tu te trouves, il est vrai, à court d'arguments. Qui ose contredire un philosophe antique ? Dans ta tête, je porte une toge et des sandales, mais je préfère largement le survêt coton et le tee-shirt un peu sale. En revanche, je me passe de barbe, ça fait trop hipster.

    Ce livre est un carnet de pensées couchées sur papier au gré de mes inspirations : des réflexions, des aphorismes comme les philosophes aiment à les appeler, même si, dans le monde actuel, on parle plutôt de vannes ou de punchlines.

    Tu peux le commencer par le milieu ou la fin, peu m'importe. Après tout je n'existe pas alors de là à avoir une influence sur tes choix...

    Si tout cela ne te plaît pas, ferme ce livre et donne-le. Moi, Héractète, je suis le philosophe qui n'existe que dans la tête de ceux qui veulent bien m'y laisser entrer.

  • Rome, 1975. Un vent de liberté souffle sur la ville, tout semble possible, et pourtant nos destins ne tiennent qu'à un fil, une rencontre parfois. Les vacances d'été touchent à leur fin, trois garçons des beaux quartiers rencontrent deux jeunes filles du peuple. Ils flirtent en musique dans les cafés et au volant de belles voitures. Ils boivent, fument et ne vivent que dans l'attente de la prochaine soirée. Jusqu'à ce que les garçons invitent les filles à faire la fête dans une villa somptueuse du mont Circeo, une petite cité balnéaire au sud de Rome. Là-bas, racontait-on, Ulysse et ses compagnons avaient débarqué au pied du palais de Circé et la magicienne avait ensorcelé les marins. Les hommes s'étaient transformés en porcs.
    En cette belle fin d'été, sous le soleil du Circeo, le pire est arrivé. Le fait divers est resté célèbre sous le nom de « massacre du Circeo ».

    Pierre Adrian convoque dans ce roman noir toutes ses mythologies : l'Italie des années de Plomb et de Pasolini, la fin de l'enfance, le temps des dernières insouciances, l'explosion des sens et la découverte des corps, la musique des années 70 et les paysages comme des décors de cinéma.
    Il explore aussi la complexité des relations entre filles et garçons, la séduction quand elle bascule dans la violence, l'espoir des filles de s'élever socialement et le mépris de classe des garçons. Enfin, comme un leitmotiv tragique, il revisite les lieux et les mythes : en quoi le sort jeté par la magicienne de L'Odyssée sur le mont Circeo résonne encore en 1975 et aujourd'hui ?

    Né en 1991, Pierre Adrian vit à Paris. Son premier livre, LA PISTE PASOLINI, fut couronné en 2016 du Prix des Deux-Magots et du Prix François Mauriac de l'Académie française. Son deuxième livre, DES ÂMES SIMPLES, a reçu le Prix Roger-Nimier et le Prix Spiritualité d'Aujourd'hui 2017.

  • « Ce meurtre est mon compagnon secret. Il me leste, m'encombre parfois comme ces vieilles lettres qu'on se refuse de jeter même si leurs expéditeurs ont disparu de votre mémoire. Il m'arrime à la ville alors que je n'y habite plus depuis longtemps. Il s'insinue dans ma vie. Une vraie fuite d'eau. Parfois deux ou trois mois se passent sans que j'y pense, puis il revient me hanter. Je n'y peux rien. » Histoire d'un meurtre et d'une piscine, ce roman entremêle amours, victoires et défaites du narrateur. Un couloir de natation suffit à séparer la mort des passions brèves et ensoleillées. La piscine, miroir de nos vies, de nos comédies estivales et de nos premières blessures sociales. L'été 1974, elle fut le théâtre d'une tragédie. Une étudiante fit feu sur un maître nageur trop séducteur. Ce meurtre devint l'Affaire du narrateur. Sa trace a transformé et aiguillé son destin. Ce crime est à moi est une confession sidérante sur les conséquences d'un fait divers dans une petite ville de province et un tableau de la décennie d'or des années 1970.

  • Un matin de février, deux corps mutilés sont découverts à Bruxelles : celui d'un SDF dans un parking, puis celui d'un nanti dans un appartement. La commissaire de la brigade criminelle, Natacha Barthel, arrive sur les lieux. À ses côtés, une journaliste autorisée à couvrir les deux enquêtes. Ça sonne comme un polar sauf que tout est vrai.
    "On tourne les pages avec avidité pour connaitre non seulement les coupables, comme dans un roman policier, mais aussi pour mieux appréhender les secrets des victimes et de leurs bourreaux, pour savoir comment leurs destins se dessinent. (...) " Jean-Claude Vantroyen, Le Soir.

  • Mauvais juif

    Piotr Smolar

    À vingt-six ans, j'ai découvert que mon grand- père était un héros en lisant son livre sur le ghetto de Minsk, où il avait fondé le principal réseau de résistance. Après être rentré en Pologne, une fois la guerre achevée, il finit par émigrer en Israël : il y est mort. La passion de sa vie était le communisme. Mon père aussi a quitté la Pologne après les répressions contre les étudiants en mars 1968 et la vague d'antisémitisme. Il devint une figure majeure du mouvement démocratique à l'étranger. La passion de sa vie est son pays. Je suis arrivé en Israël comme correspondant du journal Le Monde en 2014. J'ai assisté à la mise sous tension identitaire de la démocratie, à la montée de l'intolérance et à la polarisation du débat public. Au moment de quitter le pays, j'écris ce récit qui est un voyage au bout de la loyauté : à quoi devons- nous être fidèles ? Ce livre croise nos trois parcours, marqués par l'effacement commun de nos origines. En ces temps d'assignation identitaire, nous sommes de mauvais Juifs. P.S. Né en 1974, Piotr Smolar est grand reporter. Il a notamment publié Gloubinka, promenades au coeur de la Russie (Éditions de L'Inventaire).

  • « Je pris la décision de foutre le camp un lundi de mars, alors que je flânais au cimetière de Vaugirard. Je circulais entre les tombes, mains en poche, lorsque je lus une épitaphe épargnée par l'usure : « Si tu ne peux plus prier, marche ». Prier, ça faisait des années que je n'en étais plus capable. J'avais perdu la foi. Dieu avait enchanté mon enfance, puis déserté, sans donner ses raisons. Vingt ans, pensais-je, c'est l'âge des grandes aventures et des exploits physiques ! Je bouillonnais entre les murs de ma chambre de bonne, sentant mourir en moi le feu sacré de l'adolescence. Du haut de la montagne Sainte-Geneviève, je convoitais des sommets lointains. Partir à Jérusalem. Traverser l'Europe. Ce rêve était né dans le remugle d'une salle de classe. Il jaillissait à nouveau entre les murs d'un cimetière. Une pierre tombale m'avait soufflé l'idée. Il fallait partir. » S. A.

  • Le narrateur, atteint d'un trouble bipolaire, décrit sa pathologie et décide de se confronter à sa folie. Il part pour la Sibérie dans une longue errance jusqu'aux confins de la Mongolie. C'est aussi un voyage intérieur durant lequel il croise l'ombre maléfique du baron Ungern mais aussi le musicien Monk ou l'écrivain Conrad.

  • " Ulysse Rubirosa junior essaya bien de monter un garage d'automobiles de luxe à Montevideo, fit un crochet à Lima où il vendit peu et mal des machines à coudre Singer, enfin s'installa dans un galetas à Asuncion, féru de littérature, citant Pétrarque et Aristophane de mémoire.
    Devenu libraire-bibliophile en chambre à Santiago, quartier de Los Condes, il aurait tenté de fourguer à prix d'or un manuscrit de dix-sept poèmes scatologiques de Robert Louis Stevenson, une photo de Jules Supervielle applaudissant, une boîte de fer contenant douze mégots fumés par Conan Doyle, et un éternuement de Somerset Maugham plié dans une serviette brodée du Ritz. Sans succès. "Tout cela est-il exact ?" lui demanda-t-on un jour lors d'un dîner à l'Imperial Club de Puerto-AzUcar.
    "

  • La houle s'en allait au levant Nouv.

    Voici le premier polar maritime de Loïc Finaz, vice-amiral, ancien directeur de l'école de guerre. Le roman commence à Brest où un officier de marine, membre des services militaires, tente d'infiltrer une équipe de terroristes embarquée à bord d'un voilier emmené par une femme séduisante, redoutable selon le renseignement militaire. Le but de l'officier de Marine : se faire enrôler comme équipier par cette cellule terroriste qui, quelques années plus tôt, a tué plusieurs militaires français. C'est le début d'une longue aventure qui conduira la goélette à travers la mer aventureuse des Antilles et d'autres mers moins pacifiques Ce roman noir est prétexte à l'officier de marine de retracer dans un monologue intérieur toute sa carrière à travers ses différentes expériences et de déclarer son amour à la navigation, à la houle et aux voyages au long cours. Dans un double sillage, Loïc Finaz raconte un redoutable double-jeu où se mêle intrigue géopolitique et blessures du coeur. Renouant avec la tradition épique de l'aventure maritime, Loïc Finaz nous livre un roman contemporain qui est un éloge de l'aventure et une célébration de la mer.

  • j'irai de l'aral à la caspienne.
    je gagnerai l'azerbaïdjan à bord d'un ferry. de bakou, je cheminerai vers la turquie par la géorgie. a pied, à vélo, je ne le sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche folle. profitant de cette traversée de terres à hautes valeurs pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie.
    celle que nous extrayons des strates de la géologie mais aussi celle qui attend son heure au plus profond de nous. pétrole et force vitale procèdent du même principe : l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir. pourquoi nos ressorts nous poussent-ils à l'agitation au lieu de nous convertir à la sagesse zen oe

  • Brest-Vladivostok ;  journal d'un enthousiaste Nouv.

    Après avoir fait marcher sa troupe de théâtre itinérant le long des routes de France, Philippe Fenwick conçoit en 2011 un projet fou, énorme : jouer dans le plus de villes possibles le long des voies ferrées qui relient Brest à Vladivostok.
    Reste à trouver une histoire universelle, en français et en russe, un cabaret accueillant comédiens, musiciens, circassiens. Ce sera les souvenirs et les délires de Jacques Mercier, vedette d'un music-hall brestois, vivant reclus depuis la fermeture de celui-ci.
    Au début de l'aventure, année de l'amitié franco-russe, tout s'enchaîne à merveille, une subvention conséquente est même allouée à la troupe. Mais, très vite, les promesses sont retirées et les problèmes administratifs, techniques, sentimentaux menacent de plomber l'odyssée.
    Face à la débâcle annoncée, Fenwick, entre euphorie et désespoir, s'acharne. Le projet tourne à l'obsession. Il erre dans les couloirs du ministère de la Culture à la recherche du mystérieux bureau S, chargé de distribuer les subventions, réécrit le spectacle pour qu'il tienne en 8 comédiens et dix-sept valises, supplie sa femme de ne pas le quitter.
    Jusqu'au départ pour Vladivostok.
    Elevé par une grand-mère russe, issu d'une famille ayant fait fortune dans les chariotsélévateurs, défenseur d'un théâtre en mouvement, Philippe Fenwick est en lui-même un personnage de roman. Si « Atavisme », son cabaret franco-russe est bien parvenu jusqu'à Valdivostok, son Journal d'un enthousiaste joue des illusions, des fauxsemblants.
    Tout est vrai, tout est faux. À commencer par le double de l'auteur, Jacques Mercier.

  • Stéréo Nouv.

    À l'été 1992, Nina rencontre Arthur sur un quai de gare au retour des Transmusicales de Rennes auxquelles ils assistaient pour la première fois.
    Nina, petite dernière d'une famille bourgeoise de la Rochelle a été initiée à la musique par son père puis au rock par son grand frère. Son rêve est de devenir journaliste aux Inrocks. Comme Martin Eden qu'il trimbale dans son sac à dos, Arthur a une culture d'autodidacte. Après un bac pro, il se destine sans conviction à devenir appareilleur à l'Arsenal de Brest.
    Ils n'ont a priori rien en commun excepté leur passion du rock, et en particulier du groupe Pavement, figure de proue de la scène indépendante des années 1990. Les riffs et la poésie tourmentée de ce groupe culte dessinent le motif d'une relation particulière qui durera plus de vingt ans, amitié fusionnelle, amour à distance, brève conjugalité, histoires parallèles. Des baladeurs K7 et des derniers conscrits du service militaire à l'avènement d'Internet. Du Paris des radios libres, Radio barjo en tête, au New York underground des années 2000.
    D'une plume alerte, Antoine Philias alterne les points de vue, mêle la narration au genre épistolaire et aux retranscriptions de conversation téléphonique. Nina et Arthur sont des personnages complexes, fêlés, miroir d'une jeunesse certainement plus insouciante qu'aujourd'hui mais aux questions tout à fait actuelles : l'orientation sexuelle, l'ambition, le rapport de chacun à son identité. Ils sont aussi la nostalgie d'une certaine idée du rock.

  • Des monts et merveilles Nouv.

    C'est un roman du lien fraternel. Après avoir exploré le roman maternel et grand-maternel dans ses précédents ouvrages (Ça ne se fait pas, Une allure folle), Isabelle Spaak s'attache cette fois à la figure de son demifrère Michel. Un personnage fantasque, chasseur de chimères, écrivain du dimanche, querelleur polyglotte, épistolier infatigable, Belge avant tout. Un homme qui aime attraper les heures fugitives.
    Au cours d'un voyage à Liège, Isabelle et son frère Michel tombent sur une maison où Napoléon a séjourné quand il était premier consul. C'est le début de la grande Histoire qui s'enchâsse dans l'histoire intime et familiale.
    Isabelle Spaak commence à mener une enquête sur les deux séjours belges de Napoléon. Le premier est lié à Joséphine de Beauharnais, le second à Marie-Louise. Vont alterner alors un récit familial, intime, l'histoire d'Isabelle Spaak et de son frère, et l'épopée napoléonienne par le prisme de ses histoires d'amour et des femmes.
    Ce roman est une double quête : quête d'un grand frère maladroitement aimé, compagnon de songes, de chagrins et de franches rigolades et la captivante saga des amours de Napoléon vue de Belgique.
    Avec son talent et son sens du détail, Isabelle Spaak conjugue l'intime et l'histoire majuscule.

  • Journal

    Clara Luciani

    Clara Luciani nous livre son journal intime, ses souvenirs d'enfance et du sud de la France, son combat pour « devenir femme » et artiste, ses complexes, ses peurs et ses rêves, sa soif de merveilleux et son humour explosif, ses origines sociales modestes et son parcours de guerrière pour s'imposer dans le monde de la musique, ses lectures de femmes puissantes (Annie Ernaux, Anaïs Nin, Colette, Marguerite Duras, Nancy Huston...) et son tempérament nostalgique et enflammé.
    Avec pudeur mais sans détour, Clara Luciani se dévoile et se révèle.

  • à la dérive ; récit de voyage en Indonesie Nouv.

  • Le roman de Roban ; journal d'un personnage et de son acteur Nouv.

    Depuis près de quinze ans, Philippe Duclos incarne aux yeux du grand public l'incorruptible juge d'instruction François Roban au point de susciter des vocations à l'Ecole de la Magistrature. De cette longue fréquentation, il tire un récit subtil, entremêlant le journal fictif de son personnage et son carnet d'acteur.Quels sont les secrets de ce juge rigide, introverti, d'une honnêteté confinant parfois à la naïveté ?
    Comment l'acteur invente-t-il ses gestes, ses émotions au point qu'ils surgissent presque par surprise, instinctivement ? Le roman de Roban est un jeu du chat et de la souris entre l'interprète et son double fictionnel. Mais qui double qui ?

empty