• Enquête sur la façon dont les westerns racontent la fondation de la république américaine en révélant pour la première fois les implicites politiques et moraux de ce genre cinématographique très populaire. Gérard Mairet montre que les films élaborent une fiction politique visant à transformer l'histoire réelle en mythe de l'origine. Or le personnage principal de l'origine est beaucoup moins le « cowboy » que l'Indien que les films excluent généralement de la république.

    On dénombrerait 7000, voir plus de 10 000 westerns ! Gérard Mairet dans cette enquête journalistique retient cent vingt western hollywoodiens emblématiques, parmi lesquels se trouvent les chefs-d'oeuvre du genre qui, délivrent la matière de la philosophie politique du western.

  • L'attention des observateurs occidentaux est aujourd'hui rivée sur l'Asie, au point que beaucoup se demandent si le centre économique mondial n'est pas en train de se déplacer de l'Atlantique vers l'océan Indien. L'essor de l'Inde lui confère une plus grande crédibilité culturelle sur la scène internationale et permet d'aborder le cinéma populaire indien d'un oeil neuf. Dans le contexte actuel d'une mondialisation accrue des industries culturelles, la résistance de Bollywood aux productions hollywoodiennes sur son marché intérieur et sa présence hors de ses frontières font exception.
    Identifier les forces acquises à travers les décennies, les bouleversements en cours et les défis majeurs à relever, donne les clés d'une compréhension en profondeur du cinéma indien. L'analyse transversale des différentes étapes du processus de création cinématographique - de la production, distribution et exploitation des films, en passant par les industries techniques et la réception par les publics, jusqu'aux formes et contenus d'une filmographie représentative des deux dernières décennies - dévoile tous les enjeux, mais aussi les limites, de cette confrontation du cinéma populaire indien au modèle d'Hollywood et des grands groupes multimédias.
    Soucieux des enjeux contemporains, cet ouvrage propose pour la première fois d'aborder Bollywood sous l'angle des industries culturelles. L'approche de terrain nous plonge au coeur d'un système unique, à la fois foisonnant et rentable, divertissant et innovant.

  • À l'heure où fleurissent les formes hybrides de fiction et de non-fiction, où circulent des discours ambivalents qui mêlent suspicion et foi en l'image, il est sans doute nécessaire de reformuler les rapports entre le monde et ses effigies.
    Cet ouvrage propose des clés pour penser la représentation du réel sous ses divers aspects : question de la mimésis, stratégies signifiantes, narrativité et discursivité, fonction du spectateur, intentions de l'auteur... Il s'appuie sur une large bibliographie, dont de nombreux travaux en langue anglaise peu connus en France, et soumet les concepts à l'épreuve des films et des pratiques effectives.
    Il prend parti pour une distinction raisonnée entre fiction et documentaire : chacun peut bien emprunter à l'autre, sans pour cela qu'il devienne impossible de les différencier.

  • La danse, devenue art autonome au tournant du XXe siècle, confronte la pensée esthétique à ses propres limites ; elle remet en question le rapport moderne qui lie l'art et ses genres, et la prédominance du modèle de l'oeuvre pour penser l'expérience artistique.
    La danse serait-elle le paradigme esthétique du XXe siècle, c'est-à-dire la voie incontournable pour accéder aux problèmes philosophiques que pose l'art dans son évolution ? L'émergence de la danse contemporaine est directement liée à la conquête d'un geste libre. Le geste dansé s'affranchit des formes conventionnelles qui s'imposaient à lui et le réglaient auparavant clans la tradition du ballet classique.
    L'improvisation est un moment crucial clans cette mutation, dans la mesure où elle n'est plus seulement une variation sur des schémas préexistants mais trouve désormais une valeur constituante. Le geste semble procéder de lui-même, ne provenir de rien, clans une sorte de miracle qu'il faut interroger. Le présent livre questionne la danse, sous sa forme contemporaine, dans une perspective non dogmatique.
    II ne s'agit pas d'appliquer à la danse des catégories toutes faites et forgées en dehors d'elle, mais de construire les modalités d'un questionnement ancré sur les formes multiples et concrètes de son devenir. Le parcours théorique, qui réunit philosophes et artistes, envisage le geste dansé sous l'angle de son effectuation, de son expressivité, et de son rapport conflictuel à l'oeuvre chorégraphique comme fixation paradoxale de l'éphémère.

  • Dans Il Convivio (Le Banquet), Dante invitait tous ceux qui, «pour des raisons familiales ou sociales sont restés sur leur faim» à venir s'attabler au banquet des savoirs. Car «le monde qui vit mal» a besoin d'intelligence collective. En relisant Dante aujourd'hui, en le ramenant au présent d'une audace qui demeure sans cesse à reconquérir, Patrick Boucheron tente de ressaisir l'urgente nécessité d'une politique de la transmission des savoirs qui soit, dans le sens plein que lui donne l'histoire, universitaire.
    Qu'est-ce que transmettre ? Et qu'est-ce que l'histoire peut transmettre à nos vies ?

  • Comment se manifeste l'idéologie sexiste dans le discours des sciences humaines ? pour répondre à cette question, claire michard et claudine ribéry ont choisi comme terrain d'analyse des textes de deux anthropologues (p.
    Clastres et m. godelier) et d'un sociologue (p. bourdieu). elles fondent leur recherche sur une théorie linguistique de l'énonciation, exposée de façon concise, et démontrent avec précision le biais sexiste de ces textes, reconnus comme scientifiques, et donc objectifs. l'analyse fine des phénomènes énonciatifs (déterminations aspectuelles, modalisation, réseaux de repérages, etc. ) leur permet de mettre en évidence un ensemble d'oppositions formelles, peu étudiées et non perçues.
    Ces oppositions, qui ne sont pas interprétables en tant que connotations dévalorisantes ou valorisantes, traversent l'ensemble des textes et leur signification structure l'argumentation théorique : elles constituent par conséquent un élément fondamental dans la construction du sens. pour conclure, claire michard et claudine ribéry ancrent leur recherche linguistique dans une théorie sociologique des rapports de pouvoir et de leurs effets idéologiques, et interprètent les dissymétries sémantiques analysées comme l'expression directe, non assertée, de la pensée des sexes de notre société.
    Ce document linguistique et sociologique, qui énonce son point de vue féministe, fait preuve d'une rare exigence, tant théorique que méthodologique.

  • A u tournant du XXIe siècle, la notion de féminisme islamique, forgée à partir de la situation iranienne du début des années 1990, est en pleine transformation.
    Si le débat politique et polémique mondialisé, trop souvent ignoré. que le mouvement intellectuel du féminisme islamique a suscité se fait toujours entendre, ce numéro porte le regard sur les mutations à l'oeuvre. Des changements qui invitent à se poser une question renouvelée du féminisme islamique, ou plutôt aujourd'hui, des féminismes islamiques. Vingt ans après, il convient en effet de se demander si le féminisme islamique, né comme un discours intellectuel et militant et diffusé d'abord au sein du monde musulman non arabe, s'est au fil du temps incarné ou inventé dans des pratiques et des mouvements sociaux.
    Les textes réunis ici abordent les enjeux de ces transformations à partir d'une diversité de contextes nationaux et régionaux : du Proche-Orient (Liban. Palestine, Jordanie), à l'Iran en passant par le Koweit, l'Indonésie, puis le Maghreb (Maroc, Tunisie) et la France. Ils envisagent tout particulièrement le rôle d'un islam politique, lui aussi en plein aggiornamento, dans cette nouvelle cartographie des féminismes islamiques.
    L'approche sociologique amorcée dans ces pages contribue à redessiner, voire à dépasser parfois la notion même de féminisme islamique. Elle montre un pragmatisme militant féminin hybride, différemment politique, inscrit dans un paradigme post-idéologique. Elle décrit la subversion des assignations au séculier, puis au religieux des décennies précédentes et envisage autrement la troisième vague féministe dans les mondes arabe et musulman.

  • De 1939 à 1944, de nombreux camps d'internement existèrent dans l'actuelle région Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Le camps des milles, près d'Aix-en-Provence, occupa, avec ses " annexes ", plusieurs fonctions : camp d'internement pour ressortissants du Reich en 1939-1940, centre de transit pour étrangers désireux de quitter la France, lieu de regroupement des juifs raflés de l'été à l'automne 1942. A partir de sources peu explorées, cet ouvrage fait le point sur cette galaxie de l'internement et sur son rôle dans l'exclusion et les transferts des juifs en zone nord, à destination des camps d'extermination. Avant novembre 1942, ces transferts furent pris en charge par les autorités vichystes. Ils s'accentuèrent après l'occupation avec de fortes différences entre l'attitude des autorités allemandes et italiennes. Les différentes contributions apportent de nombreuses précisions sur la situation des juifs et sur leur persécution dans les divers départements provençaux. L'ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence.

  • Dans Aristote au Mont-Saint-Michel, Sylvain Gouguenheim prétend réfuter ce qu'il nomme une vulgate : le rôle des Arabes dans la formation de l'Europe latine. Celle-ci aurait reçu la pensée grecque de chrétiens orientaux puis des traducteurs gréco-latins.
    Ce livre amène les médiévistes à s'interroger sur la méthode historique et la déontologie des historiens, en adoptant différents points de vue : histoire de la philosophie et des sciences, histoire sociale, codicologie (Jacques de Venise)... Al-Kindi et al-Fârâbi sont de remarquables connaisseurs d'Aristote; Avicenne a accompli une percée décisive en métaphysique par la distinction de l'essence et de l'existence ; en mathématiques et sciences physiques, la créativité des auteurs arabophones est, pour les spécialistes, incontestable. Quant au rôle d'intermédiaire attribué au Mont-Saint-Michel, il relève de la fable : Gouguenheim ignore tout de la production et de la circulation des manuscrits. Qu'un éditeur prestigieux ait fait paraître un pareil livre conduit les médiévistes à s'interroger sur la formation et la diffusion de leur savoir : eux dont les recherches sont financées par des fonds publics, doivent se faire entendre dès qu'un des leurdivague. Le présent ouvrage introduit de la rationalité et de la sérénité dans les débats interculturels. II s'adresse à ceux qu'intéressent le dialogue des cultures, aux professeurs du secondaire qui, chargés d'un enseignement sur ce thème, ont été déconcertés. L'Arithmétique classique existe depuis l'Antiquité. Elle s'est développée au long des siècles. Pierre de Fermat l'a marquée de son empreinte.

  • Ce livre est directement issu d'une des deux parties du cours de linguistique arabe professé par l'auteur à l'université de provence.
    Il est également une synthèse des nombreux articles écrits par lui en relation avec ce cours. il est animé d'un double souci didactique et heuristique, en proposant partout, sous une forme systématique illustrée par de nombreux schémas, des solutions nouvelles à des questions traditionnelles. l'accent est mis en particulier sur deux domaines : les relations et corrélations entre formes verbales dites "dérivées", dont la syntaxe et la sémantique sont ici entièrement revisitées, et, par delà, la question de la dérivation lexicale en arabe classique ; les valeurs sémantiques et pragmatiques des formes verbales conjuguées, dont est proposée une vision purement "relativiste".

  • Ce numéro explore l'oeuvre de Marie N'Diaye, l'un des plus importants écrivains contemporains en France. C'est le premier volume d'essais entièrement consacré à cet auteur. Il réunit les analyses de douze chercheurs, chacun s'intéressant à l'aspect le plus fondamental de l'écriture de N'Diaye : son étrangeté. Il aborde plusieurs domaines thématiques et génériques, comportant des études qui considèrent le fantastique, l'éthique, le langage, l'esthétique visuelle, la politique, et la forme littéraire chez N'Diaye (roman, littérature pour la jeunesse, théâtre, autofiction).

    Le numéro comprend un nouvel entretien avec N'Diaye, ainsi qu'un extrait inédit de l'auteur. Il apporte une perspective enrichie sur toute l'oeuvre de l'auteur, depuis Quant au riche avenir (Minuit, 1985) jusqu'au roman le plus récent, Mon coeur à l'étroit (Gallimard, 2007). Il donne de nouveaux points de repère sur un univers imaginaire imprégné d'angoisse, d'humour, de cruauté, d'humiliation et d'incertitude, et suggère qu'en frôlant le terrain fantastique, N'Diaye nous amène à considérer certaines réalités inconfortables qui marquent la France contemporaine, et qui caractérisent plus largement la trame de nos existences.

  • Comment la Provence devient-elle française, à l'instigation du redoutable Louis XI ? Quelles sont les convoitises et ambitions royales face aux diverses principautés du Midi provençal, relevant alors de l'empire germanique ? Quels moyens se donne le roi et quelles répercussions sur le Dauphiné frontalier ? Ces questions jusqu'alors peu fréquentées par les historiens et qui trouvent ici de larges éclairages, fondés sur des sources parfois inédites, couvrant une période de plus de quatre décennies (1440-1483), une zone géographique associant l'ensemble des petits Etats du Midi provençal avec une approche des enjeux géopolitiques à diverses échelles, locale, française, européenne.
    Une attention particulière est portée aux rapports houleux et aux intrigues nouées entre Louis XI et le roi René, avant-dernier comte de Provence, que l'on découvre bien peu conforme à sa légende dorée, mais aussi aux intermédiaires entre deux Etats sur le point de "s'unir" et aux vecteurs humains de l'influence française dans le Midi. Voici donc le récit d'une étape majeure de l'histoire d'une principauté méridionale qui aurait pu ne jamais devenir française.

  • L'approche archéologique des économies du monde classique est ici mise en oeuvre par filières de production et sur le long terme, bien au-delà de la Grèce classique : écartant délibérément l'artisanat céramique, bien étudié par ailleurs, les auteurs se concentrent sur des domaines de la production artisanale généralement mal connus des historiens, qu'ils abordent à travers des études de cas, des bilans et des exposés de méthode : la corderie, la vannerie et le textile, les métallurgies et la fabrication des monnaies, le verre et même l'alun.
    Une large place est réservée aux questions de méthode, à travers le fréquent recours à l'archéologie expérimentale et la comparaison avec la Gaule, dans deux domaines où la recherche y est plus avancée : l'organisation spatiale et la métallurgie du fer. Après deux ouvrages consacrés d'abord aux artisans et aux ateliers, puis aux productions et aux diffusions, cet ensemble d'études clôt une trilogie sur l'artisanat en Grèce ancienne.

  • Dans l'histoire des civilisations, le vin a pendant très longtemps été considéré comme une affaire d'hommes. Les préjugés traditionnels, les superstitions et les stéréotypes ont exclu la femme de la filière vitivinicole ou les a reléguées aux tâches subalternes.
    À travers le temps et les pays, les femmes ont dû et doivent encore surmonter des critères de discrimination qui ne relèvent pas du rationnel pour s'imposer dans le milieu viticole et proposer une autre approche du vin.
    Dans ce livre, universitaires et professionnelles du secteur du vin croisent leur regard pour une analyse culturelle, sociologique et économique de la féminisation de la filière viti-vinicole.
    Dans une perspective interdisciplinaire et interculturelle chercheurs et professionnelles analysent la place et le rôle de la femme tant dans les pays producteurs (France, Italie, Espagne, Portugal, Californie), que consommateurs (Chine, Russie, Japon).

  • Le dossier de ce numéro montre la complexité de la doctrine aristotélicienne de la causalité en étudiant son application à des domaines problématiques : le mouvement et la reproduction des animaux d'une part, les actions humaines. d'autre part. Le premier domaine permet d'examiner le fonctionnement et les limites de la causalité finale dans ses relations aux causes matérielles et formelles. Le second la fonction causale de l'intellect et l'articulation des causes dans les discours rhétoriques et poétiques. A ce dossier, s'ajoutent deux articles sur le stoïcisme, l'un sur l'analyse des passions comme opinions faibles chez Chrysippe, l'autre sur l'influence de Xénophon sur la théologie stoïcienne dans la présentation qu'en donne Cicéron.

  • Ce volume se fait l'écho du Colloque international qui s'est tenu en juin 2004.
    Vingt-neuf communications de spécialistes de la littérature dramatique y sont rassemblées. La réécriture y apparaît comme l'une des spécificités du genre théâtral. Elle est différente des phénomènes d'intertextualité tels qu'ils se manifestent dans la narration ou en poésie car la création n'est pas simple reprise de brefs fragments mais se fait à partir d'une oeuvre entière dont les éléments, remaniés, sont réinterprétés.
    Pourquoi inlassablement le théâtre réécrit-il à partir de matériaux d'emprunt qu'il rebâtit ? De quelle façon réassemble-t-il les morceaux du puzzle ? Dans quel but construit-il cette architecture nouvelle qui fascine les spectateurs éblouis lorsqu'ils voient apparaître une figure qu'un jeu de réminiscence met confusément en corrélation avec des formes connues? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage.

  • Puisque s'avérait photogénique ce qui bouge, ce qui mue, ce qui vient pour remplacer ce qui va avoir été, la photogénie, en qualité de règle fondamentale, vouait d'office le nouvel art au service des forces de transgression et de révolte. Jean Epstein, Le Cinéma du Diable (1947).Les contributeurs de cet ouvrage, parmi lesquels de nombreux cinéastes et plasticiens, explorent le corpus méconnu des films issus des idéaux libertaires, depuis la lutte armée jusqu'aux pensées de la non-violence. Il décrit la diversité des pratiques inventées par les réalisateurs engagés; les formes spécifiques nées de films revendiquant une action concrète, que celle-ci soit d'ordre révolutionnaire, pédagogique ou simplement émancipatrice; les puissances de déplacement, de destruction et de proposition théorique dynamisées par l'esprit anarchiste. Il met en circulation des documents rares ou inédits concernant l'histoire des cinémas libertaires et la parole de certaines de ses figures parmi les plus créatrices, enthousiasmantes, libératrices.

  • ImageSingulières est un festival de photographie documentaire créé en 2009 à Sète. Chaque année un photographe est invité à porter son regard sur la ville pour construire peu à peu son portrait, révélant ainsi les facettes de la photographie contemporaine.
    De grands noms ont ainsi donné naissance à sept livres constituant une collection remarquable. Une leçon de photographie qui montre qu'il existe des écritures visuelles et qu'un même sujet peut se réinventer à chaque fois.
    Après Anders Petersen, Bertrand Meunier, Juliana Beasley, Juan Manuel Castro Prieto, Christopher Anderson, Cédric Gerbehaye et Richard Dumas, c'est Bieke Depoorter, jeune photographe belge de l'agence Magnum, qui photographie la ville de Sète. La singularité de son travail, réalisé en couleurs, tient à sa démarche : photographier de nuit, avec une grande proximité, des personnes qu'elle ne connaît pas et qu'elle met parfois en scène. Les moments fugaces et intenses qu'elle donne à voir -?toujours avec bienveillance et sans voyeurisme?- sont autant de poèmes visuels qui emportent le regardeur.

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