Institut Francais D'archeologie Oriental

  • À l'occasion de l'année France-Égypte 2019, cet ouvrage offre un panorama des fouilles et des programmes de recherche archéologiques français menés en Égypte sous l'égide du ministère des Antiquités. Il présente à la fois les institutions investies dans la recherche de terrain et les sites étudiés par les archéologues français, associés à des partenaires égyptiens ou internationaux. Une série de focus mettent en lumière les problématiques actuelles ou les nouvelles technologies pour l'exploitation des données archéologiques dont la chronologie s'étend de la préhistoire à la période médiévale.

  • L'Ifao souhaite rééditer un de ses fleurons : les 4 volumes des Palais et Maisons du Caire, publiés par Jacques Revault et Bernard Maury de 1970 à 1983 et désormais épuisés. Bel ouvrage pour les amoureux du Caire ancien, ces livres sont un outil de référence pour l'étude de l'architecture islamique et de la vie quotidienne aux siècles passés.
    Les quatre volumes, richement illustrés, étudient dans leur intégralité les 29 palais et maisons mamelouks et ottomans encore inscrits à l'inventaire des monuments historiques du Caire en 1970. À travers plans et photographies, le lecteur circule dans les quartiers, les rues et façades, les cours, pièces, passages et toits, qui pendant des siècles ont offert aux habitants du Caire un cadre de vie d'une originalité frappante.
    Les textes français seront accompagnés d'une traduction en arabe abrégée. Cette réédition démontrera une nouvelle fois le savoir-faire de l'imprimerie de l'Ifao dans la publication archéologique de la meilleure qualité.

  • Les épreuves de la Grammaire de Champollion (3 fasc., 1836-1841), conservées à l'Ifao, constituent l'étape intermédiaire entre le manuscrit original de l'auteur, aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France, et l'ouvrage imprimé. De la main de Cherubini en ce qui concerne le dessin des hiéroglyphes, elles sont riches d'intérêt pour l'histoire de l'imprimerie et, outre une valeur sentimentale pour l'égyptologie, elles ont une réelle valeur artistique.

  • Religion et alimentation sont intrinsèquement liées. La religion, en particulier antique, a besoin de la nourriture pour mettre en forme le rite : l'aliment, en tant qu'offrande, permet la circulation entre les plans, des hommes vers les morts et les dieux, puis en retour, des dieux vers les hommes. Au coeur des pratiques alimentaires, la religion impose sa marque en contribuant à la fabrique d'un cadre normé, qui est aussi vecteur d'identité. Elle désigne ce qui est consommable, donc tenu pour pur, et ce qui ne l'est pas, fixe les règles de préparation des mets, du champ à la cuisine, et édicte des normes de conduite au moment de leur consommation. C'est précisément parce que la notion de norme est au coeur de l'une comme de l'autre, que religion et alimentation sont un moyen privilégié d'interroger les sociétés, de les comparer entre elles, et de souligner les spécificités de chacune.

    L'ouvrage collectif et pluridisciplinaire Religion et alimentation en Égypte et Orient anciens a pour objectif de préciser la place de la nourriture dans les mythes et les pratiques rituelles, et de définir la nature et l'importance de la marque religieuse dans les pratiques alimentaires. Fondé sur une démarche comparatiste, il rassemble 17 articles, aussi bien des études de cas que des travaux de synthèse portant sur l'Égypte, la Mésopotamie, l'Anatolie et le Levant, du IIIe millénaire à l'Antiquité tardive.

  • En Égypte comme dans le reste du monde arabe, aborder le fait religieux peut prendre appui sur une large palette de méthodes et de sources. Les recherches présentées dans ce dossier, par leur diversité et leurs ambitions, visent à fournir de nouvelles pistes de réflexion, à l'heure où il est plus que jamais nécessaire de considérer l'histoire des groupes dits minoritaires en interaction avec leur environnement et de manière rationnelle. En visant à développer les perspectives d'approche, notamment en s'appropriant les nouveaux outils méthodologiques offerts par la combinaison de différents champs disciplinaires, ces recherches initient de nouvelles manières de questionner la présence chrétienne dans le monde arabe, tant à travers son histoire qu'à travers les contacts qu'elle suppose. Dans la lignée des travaux récemment publiés sur la question des chrétiens du monde arabo-musulman, ce numéro des Annales islamologiques montre la légitimité pleine et entière de l'étude des christianismes par les sciences sociales, et témoigne du champ des possibles qui reste à exploiter.

  • La revue du Midéo est un périodique scientifique qui s'intéresse à l'aspect religieux et philosophique des domaines d'investigations des chercheurs de l'Idéo et de ses collaborateurs. Une attention particulière est portée à l'histoire des idées et des doctrines du monde arabe, dans son passé et jusque dans son présent en l'envisageant en lui-même aussi bien que dans ses relations avec l'Occident. Produit en Égypte, le Midéo manifeste un intérêt particulier aux problèmes historiques, culturels et doctrinaux de l'Égypte ancienne et moderne, poursuivant avec les savants égyptiens une étroite et constante collaboration.

    Dossier?:
    La canonisation du ?adi? n'a pas été sans conflits théologiques : entre les coranistes, les traditionnistes, les rationalistes, la question posée est toujours celle de l'autorité du savoir. Comment l'autorité du ?adi? s'est-elle construite et comment la science du ?adi? a-t-elle pu être transmise et donner lieu, au sein des écoles de fiqh et des différents courants de l'islam (kalam, philosophie, etc.), non seulement à une pluralité d'interprétations mais aussi à l'élaboration d'un cadre épistémologique ? Le dossier de ce Midéo cherche à comprendre la source de l'autorité du ?adi? au sens de souveraineté intellectuelle, à saisir la réalité de cette autorité en tant que « texte » (matn), à questionner l'étendue des champs du savoir dans lesquels le ?adi? fait autorité.

  • L'oeuvre écrite de ?Abd al-Ra?uf al-Munawi (m. 1622) est l'une des plus riches et des plus importantes du XI e / XVII e siècle, en langue arabe. Il s'intéressa à toutes les sciences islamiques de son époque qu'il maîtrisa de façon exceptionnelle, d'après le témoignage de ses contemporains. À ce titre, il incarne parfaitement l'idéal d'encyclopédisme et de polygraphie que l'Égypte ottomane a hérité de son époque mamelouke.
    L'oeuvre d'al-Munawi n'est toutefois pas dénuée d'originalité. Tout en étant l'héritier de nombreux savants marqués par le soufisme, al-Munawi a su proposer des vues en nette rupture avec le consensus. C'est le cas, notamment, de la façon dont il aborde la falsafa, l'alchimie et la science des lettres. Ce faisant, il est amené à tenter une réhabilitation d'Ibn Sina et d'Abu al-?Abbas al-Buni.
    Enfin et surtout, les écrits d'al-Munawi constituent une excellente illustration de la convergence du soufisme et du Hadith qui fut amorcée durant la période mamelouke et s'amplifia au début de l'époque ottomane, notamment avec al-Suyu?i et al-Ša?rani. Reprenant la tradition de l'herméneutique soufie du Hadith (al-Tirmi?i, al-Kalaba?i, al-Qunawi, etc.), al-Munawi l'enrichit d'apports importants comme ceux d'al-Gazali et d'Ibn ?Arabi. Il donne ainsi à cette tradition une ampleur rarement égalée.

  • Le delta du Nil est à la fois le produit d'une histoire longue, celle de sa géologie, et d'une histoire plus courte, celle qui, des premières communautés agricoles jusqu'à nos jours, a vu l'homme aménager et façonner le paysage. Dans un environnement aussi mobile, l'occupation humaine à l'époque pré- et protodynastique (les Ve et IVe millénaires) est ici envisagée dans le contexte des phénomènes naturels qui ont permis l'anthropisation du milieu, mais aussi, inversement, gommé toute trace de cette implantation au fil des siècles. Les zones habitables sont très rares dans le delta égyptien. En s'appuyant sur une étude de cas effectuée dans la région de Samara, plus particulièrement sur le site archéologique de Kôm el-Khilgan, on peut proposer une analyse détaillée d'un site de gezira - le type d'établissement le plus courant dans la région. À partir d'une application géo-archéologique combinant les méthodes de l'archéologie et de la géomorphologie, ce travail vise à resituer la localité dans son environnement naturel et son contexte archéologique, puis à élaborer un modèle de l'occupation humaine du territoire. On peut dès lors envisager, à une autre échelle - celle de la région, puis du delta dans son ensemble -, une analyse spatiale des sites, en considérant les problèmes liés à l'approvisionnement en matières premières, leur intégration dans des réseaux hiérarchiques, ainsi que la place qu'ils ont occupée dans les échanges avec les régions périphériques et le premier commerce égyptien.

  • Cet ouvrage, consacré à Ismaïlia, deuxième ville créée ex nihilo le long du canal de Suez en 1862, fait suite au guide d'architecture de Port-Saïd publié en 2006 dans la même collection. Devenue une référence de l'histoire de l'urbanisme et un conservatoire des modèles d'architecture patronale élaborés à partir de la fin du XIXe siècle, Ismaïlia occupe également une place à part dans l'histoire culturelle de l'Égypte. La ville dévoile une partie de son histoire grâce à une recherche conduite en France dans les archives de la Compagnie universelle du canal de Suez, par Céline Frémaux, historienne de l'art, au témoignage de l'éminent historien égyptien Raouf Abbas et au travail de terrain d'une équipe de jeunes architectes en formation à l'École de Chaillot.

  • Conçu d'abord comme un guide, cet ouvrage propose, à travers une série d'itinéraires illustrés, de faire découvrir les différentes périodes de l'architecture de Port-Saïd, ville fondée en 1859 par la " Compagnie universelle du canal maritime de Suez ", à l'occasion du percement du célèbre canal.
    L'ouvrage réunit également trois récits d'auteurs français et égyptiens qui aident à saisir ce que fut jadis cette ville et ce qu'elle pourrait devenir demain.

  • L'ouvrage présente l'édition commentée de quatre testaments écrits sur papyrus, datés du VIIe siècle apr. J.-C., et émanant des supérieurs d'un monastère de Haute Égypte, le monastère de Saint-Phoibammôn, situé sur la rive gauche de Thèbes. Utilisant la forme du testament de droit privé, les supérieurs lèguent à leur successeur la direction spirituelle du monastère en même temps que la propriété de ses biens et son administration. Les implications de ce dossier sont à la fois juridiques - dans quelle mesure ces documents sont-ils conformes au modèle offert par le droit byzantin ? -, historiques - les testaments apportent des éclairages nouveaux sur l'histoire du monastère de Saint-Phoibammôn, qui fut un important centre de vie ascétique au VIIe siècle et la résidence de l'évêque Abraham d'Hermonthis, son fondateur -, et linguistiques - il s'agit d'un dossier bilingue, le premier testament étant en grec et les trois suivants en copte, ce qui permet d'étudier les processus de traduction d'une langue à l'autre, et de s'interroger sur le statut du copte comme langue juridique.
    Cet ensemble est unique car il offre la possibilité d'étudier le même type de documents, provenant du même endroit, rédigés dans deux langues différentes, et condensés sur une période chronologique relativement courte (moins d'un siècle).

  • Le site de Douch n'avait jamais été fouillé lorsque Serge Sauneron, directeur de l'Ifao, y engagea des travaux en 1976, afin de désensabler le secteur du temple du Haut-Empire romain. Avant d'atteindre ses sols dallés, les fouilles ont mis au jour plusieurs niveaux d'occupation du Bas-Empire. Ces campagnes et les suivantes, jusqu'en 1994, ont révélé l'existence d'édifices antérieurs à l'époque romaine comme, sous le temple, un sanctuaire ptolémaïque en brique, ainsi que d'autres édifices encore plus anciens, remontant à l'époque perse ou même au-delà.
    L'historique des travaux archéologiques est suivi par six chapitres sur l'architecture des édifices du secteur :
    Les enceintes et leurs portes, les cours et leurs aménagements, le temple et son porche à colonnes, la chapelle adossée liée à une faille du terrain, probablement lieu de culte primitif. Le texte est abondamment illustré par des relevés en plans, coupes et élévations. L'examen de détails de construction a permis d'établir la succession chronologique des édifices, d'expliquer des anomalies ou de restituer des parties détruites.
    La datation des principaux édifices en brique et de leurs remaniements est due à Michel Wuttmann qui, de 2007 à 2011, a fait prélever et analyser par radiocarbone des végétaux extraits des murs. Ces nouveaux repères chronologiques autorisent à proposer, dans le dernier chapitre, des restitutions en plan et en perspective des états successifs du sanctuaire, de l'époque perse au Bas-Empire romain.

  • Based on a study of twelve Arabic manuscripts, The Interpreter of Secrets is a critical edition of the entire surviving corpus of the poetry of Mu?ammad ibn Abi al-Hasan al-Bakri (930-94/1524-86), a leading jurist, Sufi, and literary figure in sixteenth-century Cairo. The texts of the poems are accompanied by a critical apparatus including all of the plausible variant readings and alternative versions of the poems. Al-Bakri was a major literary figure, and his Sufi poetry belongs to a tradition that draws on the work of poets such as Ibn al-Fari?, Ibn al-?Arabi, al-Bu?iri, and ?Ali Wafa. In addition to their literary value, the poems are an important source for the study of Sufi theology and practice in Ottoman Egypt, including to such topics as the cult of the saints, the use of coffee for ritual purposes, the controversial appropriation of Ibn al-?Arabi's monist theology, and the establishment of sacred lineages. The editors have also included short Arabic and English introductions and an appendix that identifies the manuscript sources for each poem. This book will be of interest to students of Arabic literature, Sufism, and Ottoman intellectual history.

  • Cet ouvrage associe des historiens et des archéologues européens, américains et égyptiens. Il envisage la guerre et la paix comme un couple indissociable, en interaction permanente. Les travaux ici réunis montrent que cette interaction était particulièrement prégnante dans le Proche-Orient arabe et musulman des xe - xvie siècles, période durant laquelle une classe de guerriers non arabes créa de nouveaux régimes politiques marqués par une forte militarisation du pouvoir. Ces guerriers firent de la guerre et de la paix des outils de gestion des hommes et des territoires, qu'ils utilisèrent selon leur bon gré, toujours afin de promouvoir et pérenniser leur pouvoir.

    Ce livre montre aussi que l'activité de ces guerriers ne se limita pas au champ militaire. Les contributions qui y sont rassemblées permettent de réfuter la thèse suivant laquelle au Proche-Orient, les guerriers constituaient une caste déconnectée des autres groupes sociaux. Certes, ils formaient un groupe à part, qui prit en charge la lutte contre les croisés et les mongols dont les attaques semblèrent, un temps, menacer l'existence même du Da¯r al-isla¯m. Mais les guerriers n'étaient pas isolés des autres groupes sociaux, avec lesquels ils partageaient bien des valeurs et des pratiques culturelles. Leur activité était multiforme. Elle ne se cantonnait pas aux domaines politique et militaire : ils investirent aussi les champs religieux, économique et culturel. Progressivement, avec le soutien des élites civiles et religieuses sur lesquelles ils s'appuyaient pour gouverner et avec lesquelles ils se mêlaient, ils modelèrent en profondeur les sociétés qu'ils dominaient.

  • Gedi est une cité médiévale localisée sur les rivages du Kenya actuel, fondée au XIᵉ et abandonnée au début du XVIIᵉ siècle. À l'instar de Zanzibar et de Kilwa, en Tanzanie, Gedi a joué un rôle essentiel dans les relations maritimes de l'océan Indien occidental. Les ports et les cités-États swahilis doivent leur urbanisation aux marchands islamisés perses et arabes venus chercher en Afrique subsaharienne de l'or, de l'ivoire et des esclaves. La ville de Gedi est représentative de la culture swahilie et de l'Islam médiéval en Afrique orientale jusqu'à l'arrivée des Portugais. Les recherches archéologiques de Gedi ont été financées par la Commission des fouilles du ministère des Affaires étrangères et ont reçu un soutien administratif et logistique des Musées nationaux du Kenya et de l'Institut britannique en Afrique de l'Est.

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