• Dictionnaire fin de siècle

    Marc Dufaut

    • Scali
    • 7 Février 2008

    A travers ce dictionnaire passionnant et surprenant, Marc Dufaud nous entraîne dans les ruelles du XIXe siècle. Ether, morphine, occultisme et grands dandys, chanteuses réalistes et sonnets gothiques. Sulfure et satin. Tout est là. Tout ce que la France a apporté au monde. Ce qui a poussé les grands beatniks ou les rockers d'hier et aujourd'hui à venir se frotter au pavé de Montmartre. Et à y chercher le fantôme du Chat Noir, Le XIXe siècle français. Décadent comme un tableau de Félicien Rops. Et dont voilà le dictionnaire. Un dictionnaire essentiel pour tous les amoureux du dandysme, du décadentisme, de Des Esseintes à Barbey d'Aurevilly. Et au-delà.

  • On connaît tous le début de la chanson de Boris Vian, « Le Déserteur ». Mais on ne connaît guère son histoire, celle d'un morceau de musique et de quelques paroles qui allaient diviser la France et bouleverser le destin de Boris Vian.
    Marc Dufaud a enquêté sur la création de cette chanson, l'une des plus connues au monde. Il nous raconte comment, en pleine guerre d'Algérie, Boris Vian forcera sa nature jusqu'à venir interpréter sur scène son brûlot pacifiste à travers un pays alors poujadiste. Hué, chahuté, cible d'attaques, Vian n'énonçait pas, il dénonçait. Au lance-flamme. Sourire narquois en coin. Sous prétexte de nous raconter l'histoire d'un texte mythique, l'auteur nous raconte de manière vivante et « swing » Boris Vian, le jazz, Paris et la province d'alors, et, surtout, l'engagement d'une époque où la chanson était encore une arme de contestation massive.

  • Travailleur du sexe dans une boîte huppée de Broadway, Jude se produit chaque soir lors de spectacles érotiques sous les yeux avides d'une population nantie. Une nuit, il se voit offrir par Megan, belle femme énigmatique, une proposition qui ne se refuse pas : un contrat pour un film, censé l'arracher à sa vie présente pour un fantasme qu'il n'aurait jamais espéré atteindre. Pour être embauché, il doit être accepté par l'Invisible Art Production, dont les membres se font plus secrets et dangereux les uns que les autres...

    Parce que dans cette Amérique fantasmée où la violence et l'argent font la loi, les chances de tout plaquer pour refaire sa vie ailleurs sont minces...

    Sulfureux et démentiel, The Dream vous happe et ne vous relâche pas, grâce à l'excellent tandem Jean Dufaux/Guillem March. Ensemble, ils osent lever le rideau sur les bas-fonds de Broadway dans cette série plus sensuelle que jamais. Succomberez-vous à votre tour au mirage ?

  • En inconditionnel et fin connaisseur de la grande littérature, "Jean Dufaux" explore des moments peu connus de la vie de quelques écrivains d'exception... "Sade", "Pasolini", "Hemingway", "Balzac" et "Hammett", il fouille les liens invisibles qui unissent la fiction à la réalité. Et, avec la complicité au dessin de "Griffo", "Malès", "Savey" et "Rotundo", il nous dévoile avec subtilité l'intimité créatrice de ces géants du romanesque...

  • Etats-Unis, début des années 50 : Mc Carthy pourchasse tous ceux qui de près ou de loin encouragent les idées communistes. L'écrivain Samuel Dashiell est de ceux-là. Traqué par le FBI, il raconte l'histoire de Poisonville, bourgade imaginaire d'un de ses romans. Tout débute trente ans plus tôt alors qu'il était détective de l'agence Pinkerton. Le jeune Hammett arrive à Butte dans le Montana afin d'y découvrir un certain Frank Little. La politique, le crime, les chantages, les femmes, vont transformer la vie du jeune détective. "Jean Dufaux "et "Marc Malès "proposent un portrait original et attachant de l'auteur du "Faucon Maltais", de la "Clef de Verre", de "Moisson rouge" et de quelques autres chefs-d'oeuvre d u roman policier. Ceux qui ont aimé leur "Hemingway" seront de nouveau conquis par ces deux auteurs aux talents complémentaires.

  • On connaît tous le début de la chanson de Boris Vian, Le Déserteur Mais on ne connaît guère son histoire, celle d'un morceau de musique et de quelques paroles qui allaient diviser la France et bouleverser le destin de Boris Vian. Marc Dufaud a enquêté sur la création de cette chanson, l'une des plus connues au monde. Il nous raconte comment, en pleine guerre d'Algérie, Boris Vian forcera sa nature jusqu'à venir interpréter sur scène son brûlot pacifiste à travers un pays alors poujadiste. Hué, chahuté, cible d'attaques. Vian n'énonçait pas, il dénonçait. Au lance-flamme. Sourire narquois en coin. Marc Dufaud nous raconte Boris Vian, le jazz, Paris et la province d'alors, et, surtout, l'engagement d'une époque où la chanson était encore une arme de contestation massive.

  • Sur fond d'années 90, de rock'n'roll et de fêtes parisiennes, le roman retrace, à travers l'itinéraire de Thomas - depuis son intoxication jusqu'à sa "renonce " - le portrait d'une génération décimée par la came et le sida.
    Sur cette époque, l'auteur pose un regard lucide mais aussi amusé, en rupture avec les facilités du genre et les lieux communs d'usage.
    Ici, pas de quête de la sensation, pas de repentir non plus, ni de misère excessive, mais au-delà du quotidien junky, une réflexion originale et profonde.
    Les Peaux transparentes est un roman à part. L'écriture, plus exactement la collusion des tritures, pousse ce livre dans des directions inattendues. Un roman inclassable, balayant le spectre de l'addiction, de ses servitudes, mais aussi de ses élans.
    Une oeuvre ambitieuse, sans concession, qui empoigne le Mal à ses racines et cherche à atteindre la Vérité. Une Vérité surprenante car le Mal, justement, n'est pas toujours là où on l'attend...
    Thomas s'intoxique pour ne pas crever. Aujourd'hui, Marc Dufaud écrit pour rester en vie... Une forme de rédemption ?

  • Les Rebelles du Rock rassemble plus d'une trentaine de longs portraits des figures les plus remarquables du genre.
    De Hank Williams à Alan Vega, d'Elvis Presley aux Cramps, de Woody Guthrie à Iggy & The Stooges, en passant par les Hell's Angels et William Burroughs, pour n'en citer que quelques-uns, c'est avec passion et précision que Marc Dufaud fait revivre les parangons mythologiques qui ont fait parler l'électricité et trembler la société depuis une cinquantaine d'années. Multipliant les informations singulières, sa plume pleine de lyrisme est un antidote aussi salutaire que vivifiant contre l'amnésie et la fadeur dominantes.

  • Tueurs en série, cannibales, mass murders, la galerie de portraits exposés dans ces pages a de quoi faire frémir. Renouant avec les descriptifs criants de vérité dont les journaux spécialisés en faits divers du XIXe siècle s'étaient faits une spécialité, les actes les plus vils et les plus dégradants y sont exposés avec crudité, dévoilant sans détours les recoins les plus obscurs de la nature humaine. Prenant pour sujets des individus disséminés à travers le temps et dans des zones géographiques extrêmement variées, l'auteur retrace leurs agissements et les met en perspective dans une triste chronologie de leurs actes barbares. Au-delà d'un voyeurisme malsain, c'est à un regard dans l'abîme que nous convie l'auteur, à une plongée dans les affres de l'horreur prenant le pouls d'une société malade dont on ne ressort pas indemne. « Ce qu'il y a d'admirable dans le fantastique, c'est qu'il n'y a plus de fantastique : il n'y a que le réel » - André Breton

  • Bruce Springsteen est une figure incontournable du rock américain, ayant à son actif une carrière prolifique, marquée par des albums devenus cultes et des prises de position personnelles marquées. Cet ouvrage retrace dans le détail la construction et l'évolution de celui que l'on appelle désormais le « Boss », tout en l'inscrivant dans un cadre plus large, s'attachant à la contextualiser dans l'histoire des États-Unis et faisant des références multiples à la musique américaine, source d'inspiration inépuisable de celui qui déclara : « Elvis a libéré les corps alors que Bob Dylan a libéré les esprits... »

  • Artiste culte ayant pris d'assaut les charts anglais d'abord au sein d'Adam & The Ants puis en solo, Adam Ant fut une figure incontournable de la scène post-punk anglaise lors de l'âge d'or des early eighties. Adam Ant, The Last Punk Rocker propose un panorama complet de l'oeuvre et de la vie de l'artiste, à la fois dans ses aspects créatifs les plus reconnus, mais aussi dans les moments les plus douloureux de son existence agitée. Comme une poupée russe, Adam Ant a incarné de multiples personnages, en filigrane du punk naissant, et fut une influence notoire - quoique soigneusement occultée - de mouvements musicaux à venir, des plus radicaux aux plus mainstream. Les Ants première incarnation seront pourtant l'une des influences majeures de ce que l'on appelle globalement le courant gothique et de ses nombreuses subdivisions, du post-punk à la musique industrielle : de Cabaret Voltaire à Virgin Prunes, en passant par Monochrome Set. Ils seront aussi une influence majeure du punk aux USA. Assistant au premier concert des Sex Pistols et capitalisant sur cette énergie nouvelle, Adam Ant fera du punk son viatique. Un viatique qui lui permettra de décliner sa créativité débordante, sa puissance de travail et son ambition forcenée et presque maladive, exutoire à des tendances suicidaires sous jacentes. Sciemment méprisé, raillé ou carrément négligé par la presse spécialisée, détentrice autoproclamée de son (propre) bon goût, seul artiste à s'être produit au Live Aid et à avoir vu ses ventes baisser à l'issue de sa performance, il lui en fallait plus pour baisser les bras et abandonner. Avec six albums sortis entre 1979 et 1985, des dizaines de hits singles, et une approche novatrice du video clip qui fera florès, Adam Ant fut le seul musicien de la scène punk à fouiller de façon aussi méthodique la thématique sexuelle, y compris dans ses incarnations les plus déviantes. Se hissant quasiment au niveau d'un Bowie, avant de chuter, puis de se relever, encore et encore, il bradera à la fin des eighties sa culture punk pour jouer dans des séries B US sans intérêt. Malgré tout, en 2016, Adam Ant reste à Londres une légende urbaine encore très présente dans les esprits, y compris des plus jeunes. Il a véritablement imprégné de son influence les recoins les plus inattendus de la pop culture. Marc Dufaud explore ce qui fut une obsession de son adolescence, quand confesser son intérêt pour le musicien Anglais - du fait de son rattachement forcé mais erroné aux New Romantics - exposait aux railleries de l'orthodoxie punk. Avec une nouvelle tournée prévue pour 2017, The Last Punk Standing a retrouvé sa direction artistique et ne semble pas prêt à abdiquer. Plus qu'une simple biographie, sur fond de 30 ans d'histoire pop rock, ce livre propose ainsi un véritable parcours de rédemption, celui d'Adam Ant, Born & Breed in England.

  • Les décadents français

    Marc Dufaud

    • Scali
    • 12 Avril 2007

    citations d'oscar wilde, moustaches et redingotes à collet de velours, décors à la mucha, floraisons " nouille " à la guimard...
    dès les sixties, tout un volet du rock - le plus crucial, du velvet underground aux beatles de sgt. pepper's - semblait flirter avec la belle epoque. dans ce que celle-ci avait de plus sulfureux, de plus glamour... de plus décadent. j'ai failli écrire " de plus punk ", en pensant à jean lorrain. à peine plus tard, bowie citait huysmans... une bonne raison, s'il en fallait vraiment une, pour qu'une collection dite " rock " consacre un volume à la littérature française de la fin du siècle dernier.
    celle dont on ne vous parle guère à l'école. pour ne pas dire jamais. celle qu'on a reléguée dans l'enfer des bibliothèques. tant elle sentait le soufre. oui, cette époque sentait bel et bien le soufre ! au milieu de plein d'autres fragrances tout aussi perverses. celles, entre autres, des fleurs pourrissantes, de l'opium et de l'amyle nitrite. une belle epoque où les dames à la mode se shootaient à la morphine direct dans la jambe, à travers les trous de leurs bas résille...
    une belle epoque qui pratiquait à outrance le " beau bizarre " et la haine du naturel. une belle epoque qu'on présente souvent gauloise... alors qu'elle était en fait baudelairienne. on avait donc demandé à marc dufaud d'écrire un livre sur la belle epoque et les écrivains décadents français. histoire de remettre les pendules (molles à la dali, bien sûr) à l'heure. il nous a offert, en passionné, mieux que cela : une somme.
    partant de rimbaud et baudelaire pour aller jusqu'à proust, c'est le siècle entier qu'il traverse. société, moeurs, art, histoire. tout y passe. de ce xixe qui annonçait si bien et inventait, même, notre présent. et son livre n'a aucun équivalent.

  • Paris Barbès année 201...: Il ouvre les yeux, bondit hors de sa dérive comateuse et avale un subutex afin d'amortir l'effet de la coke et une descente en forme de piste noire. Tout tient en un clin d'oeil; en clignant du gauche, Elie entrevoit le présent: cette mère à l'agonie crachant son fiel à son «mauvais fils», ce frère biologique manipulateur, le jeune motard étendu au pied de l'hôpital, la dealeuse entasseuse compulsive, le punk à chien sédentarisé..En clignant du droit, c'est le passé qui rejaillitet il est plein d'ombres : il y a la belle Karine éthérée et fragile, la Lolita passionnée, un guru et sa clique de poètes, Bil le flamboyant roi des dealers de Belleville et ses avatars, racailles et embrouilleurs en tous genre...

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