• Louise a enfin rencontré l'homme idéal, intelligent et attentionné. Carlos a quitté l'Espagne pour exercer le métier de sage-femme à Paris. Il n'y aurait pas la moindre ombre entre eux si, la nuit, il ne devenait violent et ne parlait en dormant (en espagnol et avec véhémence) ; au matin, il dit ne se souvenir de rien. Que cache sa somniloquie ? Pour en avoir le coeur net, un soir, à son insu, Louise dispose près de son oreiller un enregistreur. La matière des cauchemars collectée, compilée, traduite, analysée quotidiennement avec son amie Jeanne la place face à une évidence troublante : Carlos ressasse une scène qui semble l'impliquer. Les indices sur la victime, les lieux, les récriminations échangées avec ses complices sont sans équivoque. Le rêve récurrent d'un crime fait-il du dormeur un suspect ? Les deux femmes décident de mener l'enquête sur place, en Espagne. À Marbella, elles se mettent à écumer les bars mal famés des bas quartiers, une photo de Carlos à la main. Elles ne passeront pas inaperçues, et les choses prendront vite une tournure menaçante.

  • Dina et Alessia Acampora sont les filles d'un parrain de la mafia grenobloise. Si Dina a choisi de s'investir dans l'humanitaire par esprit de contradiction, Alessia, elle, n'a guère d'états d'âme : dans la pharmacie qu'elle dirige, " homéopathie " est le nom de code pour " cocaïne " et " Carte vitale " signifie " tu es en danger de mort ". Ainsi va la vie chez les femmes Acampora, entre coups de fusil à pompe et séances de yoga.
    Jusqu'à ce que le vieux Léon tombe dans le coma. Car, avant de mourir, il a voulu régler tous ses comptes et a collé un contrat sur la tête de son épouse... Pour sauver leur mère, Dina et Alessia entament alors une course contre la montre avec un tueur à gages inconnu et espèrent la fin d'une époque où les hommes dictaient leur loi.

  • Sur les îles bretonnes, tranquilles ou pas, le vent est toujours coupable: des naufrages, des névroses, et même des chutes du haut des falaises. Difficile pourtant de convaincre Edelweiss, de retour à Trevedic pour enterrer son père tombé du pic du Rat, de ce scénario. Ses doutes se renforcent lorsqu'elle remarque que les îliens ont étrangement changé leurs habitudes : ils ont repeint leurs maisons à neuf, possèdent des yachts rutilants ou encore des voitures de luxe tout à fait inutiles dans cette société miniature. Veulent-ils se la jouer chicos, comme son petit ami parisien, gentil mais « un peu connard » ? Ou cachent-ils un secret derrière des bizarreries de plus en plus inquiétantes, comme lancer des balles de tennis ornées de têtes de mort dans le jardin ?
    Avec un ton bien à elle, oscillant entre noirceur et humour, Pascale Dietrich nous entraîne dans une histoire inventive, mordante et généreusement irrespectueuse.

  • Une bouteille de coca, une vieille Peugeot 306 et son thermos de café, un caddie bourré de surgelés jusqu'à la gueule. Ne vous fiez pas aux apparences : ces objets inoffensifs masquent de terribles crimes. La famille c'est sacré : que ne ferait-on pas pour la défendre ? Dans ces quatre histoires drolatiques, les troubles affectifs se déguisent sous des délires consuméristes.

  • Pustule

    Pascale Dietrich

    Voilà quelques-uns des grands problèmes de ce monde. Dans ce contexte il est évident que sortir de chez soi n'est pas très raisonnable. J'ai longuement pesé le pour et le contre. Cherché la voix de la sagesse dans quelques livres mensongers, sur la bande FM parasitée par les cris de mouettes et sur le petit écran qu'il est conseillé de regarder uniquement sous calmants. Ai rien trouvé. Alors j'ai tout bonnement décidé de ne plus mettre le nez dehors. De vivre à cinquante mètres d'altitude. Entre un canapé pelucheux, une cafetière enrhumée, un lit deux places qui s'emploie chaque nuit à me briser les reins et une plante verte qui aurait bien besoin d'un séjour en thalassothérapie. Vivre là, entre ces murs, ma boîte, ma réclusion volontaire.

  • Depuis le début du XXIe siècle, l'envolée des prix sur le marché immobilier des grandes villes françaises rend difficile l'accès à un logement de qualité pour une grande partie de la population. À Paris, de nombreuses personnes vivent dans des conditions qualifiées d'" intolérables ". Une politique volontariste de résorption du logement dégradé a été mise en place en 2002. Quels mécanismes conduisent à la relégation dans les marges les plus insalubres du marché immobilier ? Comment les mal logés réagissent-ils face aux priorités institutionnelles de relogement, essentiellement fondées sur l'urgence sanitaire ? Comment vivent-ils leur éventuelle accession au logement social dans des quartiers parfois aisés de la capitale ? Ce livre se fonde sur un travail ethnographique et une enquête auprès d'un échantillon de plus de 500 mal logés interrogés à deux reprises.
    Pascale Dietrich-Ragon, docteur en sociologie de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, est chargée de recherche à l'Institut National d'Études Démographiques (INED). Elle est membre associée à l'Équipe de Recherche sur les Inégalités Sociales du Centre Maurice Halbwachs.

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