• Des âmes simples

    Pierre Adrian

    Depuis cinquante ans, au coeur d'une vallée austère des Pyrénées, un vieux prêtre demeure seul, guidé par sa foi. Au plus près des vies minuscules, il accueille les histoires murmurées, les hommes en perdition. Les croyants et ceux qui ne croient pas. Parce qu'« on ne peut plus faire comme si les gens avaient la foi. » Pour lui, cela importe peu. Jour et nuit, son portable sonne. Il accourt pour offrir sagesse et consolation à quiconque les réclame. Quand il n'est pas confident, frère Pierre prie, célèbre des baptêmes et des mariages, confesse ou enterre.
    Et traverse aussi le doute.

    Le temps d'un hiver, Pierre Adrian s'est installé au monastère de Sarrance aux côtés de cet homme lumineux, en marge du monde. D'une plume taillée à la serpe, il nous livre un récit éblouissant, à l'écoute d'une époque souvent violente et vaine, dont on peine à saisir l'écho.

    2 Autres éditions :

  • Rome, 1975. Un vent de liberté souffle sur la ville, tout semble possible, et pourtant nos destins ne tiennent qu'à un fil, une rencontre parfois. Les vacances d'été touchent à leur fin, trois garçons des beaux quartiers rencontrent deux jeunes filles du peuple. Ils flirtent en musique dans les cafés et au volant de belles voitures. Ils boivent, fument et ne vivent que dans l'attente de la prochaine soirée. Jusqu'à ce que les garçons invitent les filles à faire la fête dans une villa somptueuse du mont Circeo, une petite cité balnéaire au sud de Rome. Là-bas, racontait-on, Ulysse et ses compagnons avaient débarqué au pied du palais de Circé et la magicienne avait ensorcelé les marins. Les hommes s'étaient transformés en porcs.
    En cette belle fin d'été, sous le soleil du Circeo, le pire est arrivé. Le fait divers est resté célèbre sous le nom de « massacre du Circeo ».

    Pierre Adrian convoque dans ce roman noir toutes ses mythologies : l'Italie des années de Plomb et de Pasolini, la fin de l'enfance, le temps des dernières insouciances, l'explosion des sens et la découverte des corps, la musique des années 70 et les paysages comme des décors de cinéma.
    Il explore aussi la complexité des relations entre filles et garçons, la séduction quand elle bascule dans la violence, l'espoir des filles de s'élever socialement et le mépris de classe des garçons. Enfin, comme un leitmotiv tragique, il revisite les lieux et les mythes : en quoi le sort jeté par la magicienne de L'Odyssée sur le mont Circeo résonne encore en 1975 et aujourd'hui ?

    Né en 1991, Pierre Adrian vit à Paris. Son premier livre, LA PISTE PASOLINI, fut couronné en 2016 du Prix des Deux-Magots et du Prix François Mauriac de l'Académie française. Son deuxième livre, DES ÂMES SIMPLES, a reçu le Prix Roger-Nimier et le Prix Spiritualité d'Aujourd'hui 2017.

  • La piste Pasolini

    Pierre Adrian

    À 23 ans, Pierre Adrian part pour l'Italie sur les traces d'un écrivain insaisissable et fascinant : Pier Paolo Pasolini. Du « Frioul vide et infini » aux errances dans Rome et ses « nuits sans frein », il hume, palpe cette vie à fleur de peau, à rebours de tous les clichés.

    Magnifique quand il provoque la société, Pasolini n'a cessé de bousculer les idées reçues. Quarante ans après son assassinat, il reste vivant au point de nous brûler. Premier détracteur des téléviseurs et de la vie quotidienne, il s'attaque à la société de consommation, loue les joies du football et de la vie pastorale, s'insurge contre la tiédeur bourgeoise, les sentiments institués, et s'acharne à tout désacraliser. Pour s'approcher davantage du sacré.

    Un récit de voyage au plus près de Pasolini, une enquête incarnée, mais aussi la quête d'un frère, d'un maître, d'un « meneur d'âmes, meneur de nos petites âmes paumées du nouveau siècle ».

  • La grande histoire de l'after foot Nouv.

  • Pierre et Philibert sont deux amis d'enfance. L'envie de décamper les a incités à mettre leurs pas dans ceux des héros du Tour de la France par deux enfants : ce livre culte de la IIIe République, au parfum d'encre violette, de craie et de grandes vacances.
    Voici nos deux enfants partis pour un « road trip » drolatique à travers l'histoire et la géographie, la littérature et la mécanique, les métiers d'hier et d'aujourd'hui. Pour eux, rien ne compte plus que l'instant présent, le bonheur buissonnier des paysages et des rencontres.
    À leurs côtés, nous embarquons à bord d'une Peugeot 204 ou d'un voilier, roulons à bicyclette, en autocar ou en TGV. On écoute Brassens, Véronique Sanson et IAM. On fait escale dans la Bretagne des phares et le Marseille de Plus belle la vie. Des villes fortifiées aux matchs de football, des cathédrales aux bars PMU, ce récit est une valse à deux temps sur les routes de la France, de l'enfance et de l'amitié.

    1 autre édition :

  • Victor Vasarely est surtout connu pour son apport majeur à l'Art Optique. Parmi ses nombreux axes de recherche figure la volonté d'associer l'art et l'architecture, notamment dans les grands ensembles, par le biais d'oeuvres de très grand format. À partir de 1966, il élabore le projet d'un centre architectonique rassemblant les deux parties de son oeuvre, l'une picturale, l'autre théorique. La première sera présentée dès 1970 dans un monument historique, le château de Gordes (Vaucluse) alors que pour faire connaître la seconde, un bâtiment entièrement conçu par Vasarely est construit à Aix-en-Pvce par l'architecte en chef des monuments historiques Jean Sonnier et son associé Dominique Ronsseray. Ce sera la Fondation Vasarely, inaugurée en 1976. Centre réunissant urbanistes, architectes et plasticiens, pour Vasarely, il s'agit de créer un lieu ouvert à tous tourné vers l'avenir, les nouvelles technologies, les sciences, l'informatique...
    L'ouvrage Fondation Vasarely, dont les photographies signées Xavier Zimbardo sont accompagnées de citations de l'artiste, a pour but de montrer au grand public, cet extraordinaire bâtiment qui, après une période douloureuse, voit ses activités relancées. Une promenade passionnante entre géométrie architecturale et oeuvres monumentales.

  • « De retour dans sa chambre, allongé pour la sieste, Éric se dit qu'avoir une bonne copine dans ce monde de débiles agissait comme un baume adoucissant sur son moral en berne. Claire était belle, mince, pas si ridée, un peu pomponnée avec une jolie robe : il n'aurait pas honte de la sortir dans le monde. Très jeune, elle avait dû être "canon" ! [...] Il partit dans une rêverie où il se voyait dans les lieux qu'il fréquentait encore le mois précédent. Ce temps lui paraissait déjà si lointain ! Il s'imaginait avec Claire à son bras, libres de mener une vie qu'ils s'inventeraient au gré de leurs envies. Mais comment sortir de cette galère ?! Demander une expertise à d'autres médecins ? Les portes donnant sur le monde extérieur étaient cadenassées. S'enfuir ? Avec quel argent ? Son fils avait fait bloquer ses comptes bancaires ! » Abus, violences et même expérimentations sont le quotidien des bien mal nommés « Prés argentés », maison de retraite qui s'apparente à un véritable stalag pour Éric et Claire, qui rêvent de prendre la poudre d'escampette... et oseront tout pour vivre dignement leurs derniers jours. Il y a évidemment de la comédie, voire de la farce, dans ce récit qui met en scène des Bonnie et Clyde pour le moins inattendus. Mais transparaît encore un message beaucoup plus grinçant, qui épingle avec justesse la manière dont certains établissements s'occupent de nos vieux. Drôle et mordant, rocambolesque et alarmant, un texte aussi vif qu'informatif !

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