• Les fossoyeuses

    Taina Tervonen

    Une anthropologue, une enquêtrice, une journaliste : trois femmes font parler les morts et les vivants, en quête de vérité dans un pays marqué par la guerre.

    Senem est anthropologue judiciaire, et Darija enquêtrice. L'une travaille avec les morts, l'autre avec les vivants, dans un pays traumatisé par les guerres des Balkans : la Bosnie-Herzégovine.
    Ces deux femmes d'une trentaine d'années n'ont pas choisi leurs métiers très particuliers, liés à l'histoire de leur pays. Senem est chargée d'identifier les ossements humains retrouvés dans des charniers vieux de dizaines d'années, quand Darija se rend dans les familles comptant des disparus pour écouter leur parole et prélever leur ADN.
    Lorsque Taina rencontre Senem et Darija, la journaliste n'a aucune idée de l'ampleur de leur travail sur les disparus. Elle va suivre pendant plusieurs mois leur quête de vérité, essentielle pour l'histoire de leur pays et pour les familles qui n'ont jamais pu faire le deuil des êtres perdus.

  • 18 avril 2015. Un chalutier clandestin transportant 800 personnes en direction de l'Italie sombre dans les eaux internationales, au large de la Libye.
    Au lendemain du naufrage, Matteo Renzi s'engage devant la presse à remonter l'épave et à donner à chaque victime une sépulture digne et un nom.
    Lorsque la journaliste Taina Tervonen se rend à la morgue de Milan seize mois plus tard, pour rencontrer l'équipe en charge des identifications, elle découvre parmi les objets personnels des naufragés un téléphone Nokia jaune citron en trois morceaux et un bout de plastique, destiné à le protéger de l'eau.
    C'est tout ce qui reste de PM390047, dont le corps resté anonyme est enterré dans le carré des migrants du cimetière de Catane, en Sicile.
    Qui était-il ? Taina Tervonen décide de remonter le fil de son histoire, de Milan à Catane, en passant par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise des dizaines de destins brisés aux portes de l'Europe, et entend le désarroi de leurs proches face à l'impossible deuil. Une enquête, aussi bouleversante que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre temps.
    Taina Tervonen est journaliste et réalisatrice.
    Elle a travaillé sur les disparus en Bosnie et en Méditerranée.
     

  • «Je me suis retrouvé là par hasard. Envoyé pour quelques heures pour une commande. Mais ce que j'ai vu m'a donné envie de revenir, pour prendre le temps de raconter cet endroit en profondeur. Entre patients et soignants j'ai vu de la complicité et du jeu, j'ai vu de la joie et de l'humour, j'ai vu de la tendresse. Mais surtout j'ai vu de l'amour.» Face à la vie. Un an à Garches, est né d'une rencontre entre un photographe, Baptiste Lignel, et la chef de service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Raymond Poincaré, Dr Nicole Delépine. Après avoir prévenu le photographe de la spécificité de son service refusant les protocoles standardisés de l'hôpital public, Dr Delépine lui en a ouvert les portes, pendant un an.
    Comment raconter ce qui nous fait le plus peur: la maladie et la perte d'un enfant? Baptiste Lignel a choisi de photographier la vie - une vie faite de moments de jeux, de rigolades, mais aussi de moments de doutes et de deuil.
    La maladie n'est pas le sujet, c'est le quotidien partagé par des patients, des parents et des soignants que le hasard de la vie a réuni dans un service hospitalier, souvent pour de longs mois.
    Aux photos de Baptiste Lignel viennent s'ajouter les témoignages recueillis par Taina Tervonen, retraçant le parcours de trois patients. L'ensemble a été mis en forme par l'Atelier Large Design, pour une approche intimiste et respectueuse d'un sujet dont on aurait tendance à vouloir détourner le regard.
    Face à la vie. Un an à Garches invite, au contraire, à ouvrir les yeux et les oreilles, et à partager des instants de ses vies remplies d'émotions.

  • Ils et elles sont des « fils de... ».
    De père homosexuel ou/et de mère lesbienne.
    Leur présence au sein de cet ouvrage affirme la pluralité des profils, l'éventail des combinations parentales existantes, et pose simplement leurs témoignages au sein d'une fratrie, d'une famille.
    Série de portraits sérés, frontaux dont les regards ne jugent pas ceux et celles qui les envisagent dans un format entre intime et héroïsation, cet ensemble de visages, de prénoms, d'ages et de professions, est complété par des entretiens qui nous les rendent plus proches.
    « Quand je pense à ma famille, je vois mon père et Patrick, je vois ma mère et Olivier, je vois ma soeur. Et Arthur, le fils d'Olivier. Les gens avec qui j'habite.
    La famille, c'est des gens qui ne te lâcheront jamais ».

  • « C'est quoi un bobo ? Un bien-pensant, un « bon » colon ? Un acteur de la ville, un parent d'élève actif, un créateur de lien social ?
    Un bobo, c'est un peu de tout cela, et d'autres choses encore. C'est aussi souvent un dominant qui s'ignore.
    Ce constat nous a amenées à nous questionner... et à nous remettre en question.
    Est-il possible de gentrifier en continuant à cohabiter ? Quelle place sommes-nous prêts à faire à l'Autre ? Et, surtout, sommes-nous prêts à accepter d'être cet Autre : celui qui est regardé de travers, celui qui envahit, celui dont la présence de ne va pas de soi et dérange ? » Une enquête sur le processus de gentrification à l'oeuvre dans de nombreuses villes, sur les "bons sentiments" de départ et les dommages collatéraux à l'arrivée.

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