Ecriture

  • 100 jeux littéraires, de Acrostiche à Zeugma.
    " Mon second pond mon premier dans mon troisième. Mon tout est un prénom féminin. " Solution : Eugénie (Tristan Derème, 1932).
    Anagrammes, bouts-rimés, calembours, calligrammes, charades, contrepèteries, devinettes, épigrammes, épitaphes, lapalissades, lipogrammes, mots-valises, néologismes, palindromes, proverbes, rébus, syllogismes...
    La langue française s'est toujours prêtée à toutes sortes de fantaisies, pratiquées dès le Moyen Âge (on parlait alors de " fatrasies "). Rutebeuf se taille une belle réputation en parodiant les ordonnances des médecins : " Prenez de la graisse de marmotte / Et de la merde de linotte / Tous les mardis matins... " D'autres jeux suivront, tels les " blasons ", les pamphlets et les épigrammes, jusqu'à l'irruption de Rabelais, qui ouvre les vannes de la fantaisie. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour retrouver cette envie de tordre la langue dans tous les sens, pour en extraire les ressources ludiques.
    Ce recueil présente près d'une centaine de jeux littéraires de toutes époques et de tous styles, signés d'auteurs célèbres ou inattendus : Villon, Marot, Restif, Hugo, Musset, Richepin, Mallarmé, Louÿs, Tristan Bernard, Duras, Prévert, Genet, Perec, Queneau, Vialatte, et même... Finkielkraut. Leur point commun : faire une place de choix à l'humour et à l'esprit.

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