Editions Des Regionalismes

  • Après le Grand Dictionnaire, Lou Tresor dóu Felibrige de l'illustre Frédéric Mistral, qui s'est montré en cette oeuvre le Littré de la langue provençale, on demandait et de tous côtés on réclamait Lou Pichot Trésor du Félibrige. Eh bien ! le voici. Prenez-le et parcourez-le à loisir. C'est là notre préface. Nous pourrions, sans doute, expliquer combien nous ont été utiles, dans la composition de cet ouvrage, nos fréquentations familières et assidues avec le peuple, et, d'autre part, quel précieux secours nous ont apporté les dictionnaires de Mistral, d'Honorat, de Doujat, d'Avril, de Piat et du niçard Pellegrini, ainsi que les autres lexiques ou vocabulaires de la Langue d'Oc, languedociens, gascons, limousins, dauphinois, etc. Nous pourrions aussi faire ressortir le côté pratique de notre petit dictionnaire : d'abord au point de vue linguistique qui nous a fait grouper ensemble, et par paragraphes distincts, les mots de même famille, autant, bien entendu, que l'ordre alphabétique le comportait - ; ensuite au point de vue historique et ethnographique... (extrait de la Préface, édition originale de 1902).
    Constamment «réprinté» (à l'identique de l'édition de 1902) depuis plus d'un siècle, aucun éditeur n'avait osé s'attaquer à la recomposition complète de l'ouvrage en deux tomes (françaisprovençal et provençal-français). C'est désormais chose faite. Voici le nouveau Pichot Tresor !

    2 Autres éditions :

  • Publié en 1875 dans le cadre des Recueils de travaux originaux ou traduits relatifs à la philologie et à l'histoire littéraire, ce 6e fascicule des études philologiques d'onomatologie normande, est plus simplement un dictionnaire des noms de famille exclusivement normands. Et l'auteur en étudie minutieusement l'origine linguistique au travers du dialecte normand - ancien et moderne - et de l'ancien français. Pour cela, il a investigué un nombre impressionnant d'archives ou de textes littéraires.
    Car il ne faut point oublier que le normand fut une langue écrite et « même comme ayant été le dialecte primordial de la langue d'oïl, et comme ayant, à ce titre, contribué, pour la plus large part, à la formation de notre langue nationale » (extrait de l'Introduction).

  • L'Entre-duas-Mars es una part de Gironda redde oblidada deus especialistes de la lenga occitana e gascona, la varianta oficiala de l'ensenhament estent basat suu biarnés damb apòrts lengadocians e catalans. L'Entre-duas-Mars es egau una region fòrt interessanta deu punt de vista linguistic, que s'i costejan mantunas fòrmas de gascon, amèi lo marotin e una varianta de lengadocian. Subit las influenças de Bordèu e de Garona d'una part, de Sentonja e de Dordonha d'auta part, e tanben deu francés, lenga oficiala. Un lexic hasèva lavetz mestèir per milhor aprehendar lo vocabulari deu virat, a còps mèi rishe que çò que cresen ; la matièra ne manquèt pas, qu'èstin las cartas topograficas, las òbras de «Florimond» e de sons collaborators, las basas de donadas lexicograficas...

  • Le Tresor dóu Felibrige est le dictionnaire de référence pour ce qui concerne la langue provençale.
    Oeuvre magistrale du non moins magistral maître de Maillane, prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre en provençal (on l'oublie trop souvent), Frédéric Mistral.
    C'est aussi un dictionnaire encyclopédique qui embrasse tous les parlers d'oc, du gascon au provençal, en passant par le limousin, et l'occitan (languedocien) - dis Aup i Pirenèu -, et qui, à ce titre, mérite amplement son titre de trésor de toutes les langues d'oc.
    La présente édition se décline en QUATRE tomes.

  • La « Grammaire Gasconne » de l'abbé Daugé fut publié en 1905, c'est-à-dire à une époque où la langue gasconne était encore pleinement vivante. Le parti de Césaire Daugé était de mettre l'accent sur le génie propre du gascon et en particulier sur ses idiomatismes qui font que la langue gasconne se différencie de ses voisines française, occitane ou espagnole bien qu'issue comme elles du même moule latin. Il y réussit pleinement et nous offre à la fois une grammaire simple d'abord mais emplie de joyaux de langage, évocateurs, nerveux, bien typiques du Gascon, et que ces successeurs ont trop souvent méprisés ou méconnus.
    A l'heure actuelle où la langue orale se perd, nous avons cru bon de maintenir la prononciation phonétique donnée par l'auteur à côté de l'orthographe classique du gascon.

    La « Gramatica Gascona » de l'abat Daugé qu'estó publicada en 1905, valent a díser en ua tempsada que la lenga gascona i èra encoèra viva viva. Lo prètz-hèit de Cesari Daugé qu'èra de har vàler l'engenh pròpi deu gascon e mei que mei los idiomatismes qui hèn la lenga gascona tan desparièra de las soas vesias francesa, occitana o espanhòla per estar totas gessidas deu medix latin. Que s'i escad de plan e'ns auhereix a l'encòp ua gramatica de bon manejar mès tota plenhada de jòias de lengatge, chucosas, nerviosas, plan menadas deu Gascon, e que los sons successors an tròp sovendetas mespresadas o mauconeixudas.
    Au jorn de oei que la lenga orau e's pèrd, qu'am credut de qu'èra bon de mantiéner la prononciacion fonetica balhada per l'autor au pròixe de l'ortografia classica deu gascon..

  • Cet ouvrage comprend environ vingt-deux mille mots, recueillis, pour la plupart, depuis une longue période de temps, par ses auteurs dans leurs contacts journaliers avec les habitants des campagnes et les populations ouvrières des villes et de leurs faubourgs, qui proviennent bien souvent des émigrations de la campagne. Il s'est accru, en outre, de toutes les recherches faites par les philologues patoisants régionaux, tels que Burgaud des Marets, Billaud, l'abbé Doublet, Eveillé, Fabre, Gilliéron et Edmont, Jônain, Lacurie, Marchadier, Meyer, Rainguet, et bien d'autres encore ; des cueillettes faites dans les vieux textes aunisiens et saintongeais, et aussi dans les listes de noms de lieux conservés dans les matrices cadastrales, les actes judiciaires ou de notaires et ailleurs. Le but visé est surtout de sauver de l'oubli une multitude de termes que l'instruction moderne tend de plus en plus à faire disparaître. On trouvera donc là un groupement de tous ces mots populaires rappelant l'ancienne langue française mais aussi les termes purs de patois locaux [...] (Extrait de l'Avertissement, édition de 1929).
    Publié initialement, entre 1929 et 1948, en cinq tomes, au milieu des pires vicissitudes dont le décès de l'auteur - et de plusieurs de ses continuateurs - n'est pas la moindre, republié en reprint en 1977, ce monument à la gloire des parlers de l'Aunis et de la Saintonge (étendue aux parlers saintongeais de l'Angoumois) restait difficilement accessible. Le voici à nouveau disponible, présenté dans une version entièrement recomposée qui permet de le proposer en seulement 3 tomes.
    Georges Musset (1844-1928) archiviste, notaire, avocat, bibliothécaire, conservateur de la Bibliothèque, des Archives municipales et du Musée de La Rochelle, membre de plusieurs sociétés savantes, a publié de nombreux ouvrages sur l'Aunis et la Saintonge.

  • Doás lengas se pòdon pas jamai subrepausar ni transpausar mot per mot. Sensa aquò, la diversitat sarié unicament una inutila repeticion ipocrita e lo travestiment d'una lenga unica. Çò que fa la diversitat, mai que lo lexic, es sovent la construccion sintaxica, que càmbia d'una lenga à una autra, d'un dialècte à un autre ; mai es tambèn lei biais de dire : çò que se vende «coma de pichòts pans» per un Francés, se vende «coma de pebre» per un Provençau.
    Reinat TOSCANO a recampat aquí tota una tièra d'aquéleis expressions en francés e en provençau e LOBÉ leis a illustradas amé son gaubi umoristic costumièr (son gropats aquí lei dos volumes ja pareissuts separadament).
    Deux langues ne sont jamais superposables ni transposables mot à mot. Sinon, la diversité ne serait qu'inutile répétition et hypocrite travestissement d'une langue unique. Ce qui fait la diversité, plus que le lexique, c'est souvent la construction syntaxique, qui varie d'une langue à l'autre, d'un dialecte à l'autre ; mais ce sont aussi les tournures idiomatiques : ce qui se vend «comme des petits pains» pour un Français, se vend «comme du poivre» pour Provençal.
    Reinat TOSCANO a rassemblé ici toute une série de ces expressions en français et en provençal et LOBÉ les a illustrées avec son talent humoristique habituel (sont regroupés ici les deux volumes précédemment parus).

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