Riveneuve

  • L'intégralité de l'article « Barbe » suivi de « Barbier », « Poil » et « Cheveu » de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, enrichi de planches gravées, où l'on découvrira de nombreuses sortes de barbes : les barbes perdues, les barbes volantes, les barbes mobiles... Quoi qu'il en soit, le port de la barbe n'est pas anodin : chez les Romains la première coupe de la barbe, généralement réalisée à l'âge de 21 ans, fait l'objet de visites régulières de cérémonie. Il convient ensuite d'enfermer la première barbe dans une petite boîte consacrée à quelque divinité, et surtout à Jupiter.
    On apprendra également qu'il y avait à Paris deux communautés de Barbiers : « La premiere est celle des maîtres Chirurgiens, dont les bassins de l'enseigne doivent être jaunes » ; « la seconde est celle des Perruquiers, dont les bassins sont blancs ». Car il ne s'agit surtout pas de les confondre !
    Autant de connaissances historiques, culturelles et d'anecdotes qui constituent aujourd'hui le patrimoine de la barbe et de leur porteur.

  • L'intégralité de l'article « Bière » suivi de « Brasserie » de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ; articles d'auteur anonyme, enrichis de planches gravées, où l'on apprendra que cette boisson a été inventée par les Egyptiens de la ville de Péluse, à l'embouchure du Nil... Qu'elle était fameuse dès l'Antiquité dans les provinces du Nord, en Flandre ou dans les Gaules, comme en Grèce et sous les « beaux climats si fertiles en raisin » comme en attestent Eschyle et Sophocle. Mais que les étymologies qu'on en donne sont « trop mauvaises pour être rapportées », fort éloignées d'autres de ses noms : cervoise ou cervitia. On découvrira comment on brasse en Flandres françaises, en Hollande, en Allemagne, en Angleterre et suivant « notre façon de Paris » ; ce que « jeter trempe » veut dire et le « tact expert à goûter les eaux » du brasseur, le secrets des levures de bière... Et comme il est dit dans les statuts des Brasseurs de Paris en 1268 sous Saint-Louis : « Nul ne pourra lever brasserie sans avoir fait cinq ans d'apprentissage et trois ans de compagnonage, avec chef-d'oeuvre » et « qu'une veuve pourra avoir serviteur et faire brasser, mais non prendre apprentis » !

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